MAROC
24/10/2018 14h:40 CET | Actualisé 24/10/2018 14h:42 CET

La création littéraire amazighe récompensée pour la première fois au Prix du Maroc du Livre

Moins de 2% des livres publiés au Maroc sont en langue amazighe.

FADEL SENNA via Getty Images

LITTÉRATURE - Une nouvelle catégorie s’est ajoutée au Prix du Maroc du Livre. Après 50 ans d’existence, la compétition organisée par le ministère de la Culture et de la communication a, pour la première fois, récompensé “la création littéraire amazighe” lors d’une cérémonie de remise des prix annuelle qui s’est déroulée le 23 octobre à Rabat, notamment en présence du chef du gouvernement Saâd-Eddine El Othmani et du ministre de la Culture et de la Communication Mohamed Laâraj.

Le prix a été attribué ex-æquo à Ayad Alahyane pour son livre “Sa iggura dar illis n tafukt” et Firas Fadmh pour son ouvrage “Askwti n tlkkawt”, paru chez Tirra, rapporte le ministère dans un communiqué soulignant “la nécessité de soutenir la langue amazighe en mettant en place une feuille de route ambitieuse en vue de promouvoir cette langue dans divers domaines de la vie”, alors que moins de 2% des livres ou revues publiés au Maroc sont en langue amazighe.

Une deuxième distinction destinée aux livres pour jeunes et enfants a fait son entrée cette année aussi et a été remise à Amal Boutayeb pour “Hur boit du thé avec la Lune” (Moukarrabat), et Khadija Bucca pour “Silence! On joue”, publié par Book Store.

D’autres auteurs et chercheurs distingués

D’autres auteurs ont été récompensés lors de la cérémonie notamment Abdel Majid Sebbata qui a remporté le Prix du récit et de la narration pour son roman “Saât Assifr” (L’heure zéro), édité par le Centre culturel arabe et le poète Salah Boussrif qui a remporté le prix de la poésie pour son recueil “Rifat Gilgamach” (Ed. Fadaat an-Nachr).

Le Prix des sciences sociales a été remis au sociologue Ahmed Cherrak pour son livre “Sociologie du Printemps arabe” (Ed. Moukarrabat) alors que celui des sciences humaines a été décerné à l’écrivain Mohamed Naciri pour son ouvrage “Désirs de ville” paru chez Économie critique.

Le prix des études littéraires, linguistiques et artistiques a été remis à deux chercheurs différents, Khaled Belkacem pour son livre “Miroirs de lecture”, (Ed. le Centre culturel arabe), et Ahmed Charifi pour son essai “Langue et dialecte”, publié par la Faculté des sciences de l’éducation, relevant de l’Université Mohammed V de Rabat.

Le jury, présidé par la directrice des Archives Royales, Bahija Simou, n’a pas non plus pu choisir un seul lauréat pour le Prix de la traduction qui a été remis à Aziz Lamtaoui pour sa traduction de “Qu’est-ce qu’un genre littéraire?” de Jean-Marie Schaefer publié par Dar Al-Amane, et à Sanaa Chaiîri qui a été récompensée pour la traduction du roman “L’amant japonais” d’Isabel Allende édité par “Dar Al Adab”.