MAROC
15/06/2019 14h:35 CET

La confluence des cultures au coeur du 25e Festival de Fès des musique sacrées du monde

Si Fès était contée...

MAP

CULTURE - Depuis un quart de siècle, la ville de Fès témoigne en musique des richesses de son passé historique et impérial, à la confluence des cultures et religions. Pour cette 25e édition du Festival des musiques sacrées du monde, organisée sous le Haut Patronage du roi Mohammed VI, la célèbre place Bab Al Makina s’est parée de belles lumières et de jeux d’ombres, ce vendredi, à l’occasion du coup d’envoi du festival, présidé par la princesse Lalla Hasnaa. 

Près de 4.000 personnes ont pris part au spectacle inaugural “Fès, mémoire du futur” sur l’esplanade qui mène au palais royal de Fès, derrière la colossale porte Bab Al Makina. Chaque année à la tombée de la nuit, le festival débute par une création originale et projette des lumières sur les remparts du mechouar.

Pour cette édition, en hommage à la confluence des cultures, le spectacle, mis en scène par Alain Weber, revient sur la naissance et le développement de la capitale spirituelle du royaume par le sultan Moulay Idris II. Le public était invité à prendre part à un voyage initiatique, des vallées du Saïs à ce qui deviendra la bouillonnante et mystique médina de Fès, terre d’accueil de nombreux voyageurs nomades, pèlerins, prophètes et commerçants. Cette visite à travers les siècles et civilisations est contée par les chants et les musiques d’artistes aux héritages arabe, andalou, amazigh et juif qui nous entraînent dans l’enchevêtrement des ruelles de la médina, une représentation forte et symbolique de l’esprit et du voyage. 

Le spectacle nous mène sur les pas des confréries soufies du Sénégal, honorant la confrérie Tijanniya, pour rappeler notamment l’identité africaine de Fès, mais aussi vers la ville sainte d’Al-Qods où s’établirent un grand nombre de soufis fassis et où se rendit le célèbre médecin et philosophe Rabbi Moshé Ben Maimon, plus connu sous le nom de Maïmonide, né le 30 mars 1135, à Cordoue, sur les rives du Guadalquivir. 

Selon Abderrafie Zouiten, le président de la Fondation Esprit de Fès qui organise le festival, cette édition a été conçue de manière à renforcer les valeurs autour de la spiritualité et du soufisme, avec pour ambition d’en faire un rendez-vous exceptionnel. “Nous avons choisi dans ce sillage de célébrer la renaissance de la médina de Fès, qui fait l’objet d’une restauration et d’une rénovation exceptionnelles, grâce à la vision et à l’impulsion donnée par SM le Roi Mohammed VI’’, déclare-til à la MAP, ajoutant que le choix de mettre en lumière le renouveau de la plus grande médina au monde s’est imposé naturellement. 

Ce rendez-vous culturel a été marqué par la présence de la princesse Lalla Hasnaa qui a passé en revue une section des forces auxiliaires qui rendait les honneurs, avant d’être saluée par le ministre de la Culture et de la communication, Mohamed Laaraj, le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Noureddine Boutayeb, le wali de la région Fès-Meknès, gouverneur de la préfecture de Fès, Said Zniber, le président du conseil de la région Fès-Meknès, Mhand Laenser, le président du conseil de la ville de Fès, Idriss Azami El Idrissi, le président du conseil préfectoral de Fès, Lhoucine Abbadi, et le président du conseil Al Mechouar-Fès Jdid, Idriss Daoudi.