ALGÉRIE
24/05/2019 10h:51 CET

La capitale bloquée, une armada de policiers en tenue civile à la Grande-Poste, des interpellations

Twitter/Sabrina Khelil

De nombreux manifestants ont été interpellés aujourd’hui 24 mai 2019 à Alger, jour du 14e vendredi de manifestation contre les symboles du pouvoir en place. La police a renforcé son dispositif sécuritaire dans la capitale. Des renforts plus important par rapport à la semaine passée ont été déployés de Bab Ezzouar à Bab El Oued. Les piétons portant un sac-à-dos sont fouillés tandis que ceux qui ont un drapeau ou une pancarte en leur possession sont interpellés.

La police a de nouveau installé un barrage filtrant sur la voie rapide menant de Dar El Beida à Bab Ezzouar. Une seule voie est libérée et les véhicules passent un par un sous la surveillance de plusieurs éléments. La bretelle du quartier de Tribou est carrément bloquée par un véhicule 4X4 tandis que des policiers, debout sur la rail du tramway, fouillent les passants portant un sac-à-dos. 

Sous le même pont, du côté de la route nationale, à quelques mètres des arrêts de bus, un autre barrage filtrant, moins important, a également été installé.

Le barrage installé sur l’autoroute au quartier des Bananiers est aussi serré que les précédents vendredis. Les véhicules passent un par un. Néanmoins, vers 09H, pas d’embouteillage à ce niveau, en raison, sans doute, du renforcement des barrages antécédents. 

La station de bus de Tafourah est investie par des dizaines de policiers. Eparpillés par groupe dans plusieurs endroits, ils fouillent, eux aussi, les passants portant des sac-à-dos ou des sacs. Idem plus loin, devant la Place du 02 mai ou plus haut, sur la rampe Salah Gherbi, à quelques mètres de Mauritania ou encore à la rue Charras.

Des interpellations à la Grande-Poste

La Grande-Poste est quadrillée par des dizaines de fourgons. Outre les policiers en uniforme, d’autres en tenue civile, femmes et hommes, sont déployés, par dizaines, de la rue Abdelkrim Khettabi à l’esplanade du monument, fouillant les rares piétons qui passent sur leur route. 

Plus loin, des fourgons cellulaires sont installés. Des citoyens ont été interpellés. Les journalistes sont empêchés de photographier.

Le journaliste Samir Larabi a été arrêté avec plusieurs autres citoyens.

Selon le député Atmane Mazouz du RCD, Nora Ouali, venant de la wilaya de Béjaia, a été interpellé puis transférée avec d’autres citoyens et élus au commissariat de Ruisseau. Les personnes interpellées sont sommées “d’attendre les instructions”.

Des véhicules immatriculés des autres wilayas sont également arrêtés aux barrages filtrants et sommés de faire demi-tour.

Le même dispositif a été remarqué à la rue Larbi Ben M’Hidi, Bab El Oued, et dans les quartiers situés aux hauteurs.