ALGÉRIE
08/01/2019 12h:18 CET | Actualisé 08/01/2019 12h:33 CET

La CAN 2019 se jouera en Egypte

KHALED DESOUKI via Getty Images

La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019 a enfin un pays hôte. Plusieurs semaines après le retrait du Cameroun et du Maroc, la Confédération africaine de football (CAF) a attribué l’organisation de cette édition à l’Egypte, ce mardi 08 janvier 2019 à Dakar (Sénégal). 

L’Egypte a été élue par 10 contre une seule voix pour l’Afrique du Sud, précise Bein Sports, à l’issue d’une réunion du comité exécutif qualifiée de “cruciale” par la Confédération africaine et présidée par Ahmad Ahmad. 

L’annonce par la CAF a été faite à Dakar à l’occasion de l’attribution, ce mardi soir, des CAF Awards 2018, les trophées récompensant les meilleurs joueurs, joueuses, équipes ou encore entraîneurs africains de l’année. Chez les hommes, l’égyptien de Liverpool Mohamed Salah, déjà récompensé l’an dernier, part à nouveau favori.

L’Egypte et l’Afrique du Sud sont les deux seuls pays à s’être portés candidats, mi-décembre, pour relever le défi. Le Maroc, pourtant souvent cité comme un prétendant sérieux, n’a, à la surprise générale, pas fait acte de candidature.

En 2014, la CAF avait attribué les trois prochaines CAN d’un coup: 2019 au Cameroun, 2021 à la Côte d’Ivoire et 2023 à la Guinée.

Or, après le retrait de l’organisation au Cameroun en 2019, la CAF a décidé de procéder à un décalage, attribuant l’édition 2021 à ce pays et l’édition 2023 à la Côte d’Ivoire. Lundi, la Guinée a indiqué qu’elle “acceptait” d’organiser l’édition 2025.

L’Afrique du Sud est le seul pays africain à avoir accueilli une Coupe du monde (en 2010). Elle a déjà organisé la CAN à deux reprises, en 1996 et en 2013. L’Egypte a pour sa part déjà organisé quatre fois la CAN, la dernière en 2006.

Côté infrastructures, les deux pays ont des atouts à faire valoir.

Les 10 stades utilisés lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud sont disponibles et le pays dispose d’un parc hôtelier et d’un réseau routier excellents.

Le “Pays des pharaons” dispose également de stades de grande capacité, de deux grands aéroports internationaux et d’un vaste parc hôtelier.

En Egypte, la violence sporadique dans les stades reste un point d’interrogation majeur. Et l’organisation de la CAN pour la première fois depuis la chute en 2011 du régime d’Hosni Moubarak représenterait un défi pour les forces de sécurité, aux abois depuis l’arrivée au pouvoir en 2014 d’Abdel Fattah al-Sissi.

Les joueurs seront ainsi confrontés aux fortes chaleurs de l’été égyptien.