MAROC
26/01/2019 19h:41 CET | Actualisé 26/01/2019 19h:45 CET

La Biennale Internationale de Casablanca dévoile les dates de sa 5ème édition

Et annonce un programme d'incubation dès le printemps prochain.

biennalecasablanca.org

ART-  Il va falloir s’armer de patience avant de retrouver la prochaine édition de la Biennale Internationale de Casablanca (BIC). L’événement vient de dévoiler ses dates: du 24 septembre au 1er novembre 2020. De quoi permettre à ce rendez-vous artistique et culturel de poursuivre “sa phase de restructuration”, comme le précise un communiqué de ses organisateurs. 

Cette restructuration s’opérera sous la direction artistique de l’historienne de l’art et commissaire Christine Eyene, déjà associée à la précédente édition de la BIC, pour laquelle cette chercheuse en art contemporain à l’Université de Central Lancashire (Royaume-Uni) a commissarié l’édition 2018. 

″À Casablanca, Eyene va initier la mise en place d’une nouvelle équipe et le développement de collaborations et de partenariats locaux et internationaux”, poursuit la même source. Sur le site internet de la Biennale, la restructuration s’annonce par ailleurs via deux appels à candidature, pour un poste de chargé.e de développement et un second poste de coordinateur.rice artistique.

Les artistes seront associés dès ce printemps à la prochaine biennale, à travers un nouveau programme d’incubation qui aura lieu tout au long de l’année, pour accueillir des projets expérimentaux. “L’objectif principal sera d’interagir avec la scène artistique locale et marocaine à travers une variété de medium allant des arts visuels et sonores, au texte, à la performance et séances de projections vidéo”, précise le site de l’événement, avec des ateliers qui s’adresseront aux artistes mais aussi aux jeunes professionnels de l’art et aux critiques d’art.

Le programme de ces activités comprendra ainsi des ateliers, des événements et des résidences entre Casablanca et Ifitry, dans la région d’Essaouira, mais aussi “le développement de nouvelles collaborations locales et internationales, et des initiatives visant à une plus grande diversité des publics”, promettent les organisateurs, avec le lancement d’un project space au mois d’avril 2019.

“Le programme intégrera progressivement des artistes internationaux et contribuera au développement des expositions de l’édition 2020”, assure par ailleurs la BIC, tout en précisant qu’un appel à candidatures sera disponible très prochainement sur le site de la biennale. 

Un chantier d’autant plus stratégique qu’il faudra à la BIC effacer le souvenir des dysfonctionnements qui avaient marqué sa dernière édition. ”‘Une minute de silence pour les artistes de la Biennale’, avait ainsi réclamé le jour du vernissage le performeur Mehryl Levisse, relayant le malaise de ses confrères”, rapportait Le Monde en octobre dernier. Seize artistes avaient alors dénoncé une situation “en contradiction avec les promesses faites”. Autant dire que la BIC devra faire mieux pour retrouver du crédit auprès des acteurs culturels.