MAROC
28/01/2019 11h:29 CET

La Belgique forcée à remettre un criminel en liberté en attendant que le Maroc accepte de le rapatrier

Drogue, viol et radicalisation. Le criminel de nationalité marocaine est libre.

Francois Lenoir / Reuters

JUSTICE - D’après les médias belges, un criminel de nationalité marocaine qui devait être expulsé au Maroc a dû être remis en liberté. Le Maroc “refuse de lui délivrer les documents nécessaires” à son rapatriement, a dévoilé le journal flamand Het Laatste Nieuws.

“Mustapha Bali a purgé une peine de prison de 17 ans, principalement pour des faits de drogues. En mai 2018, il a écopé de trois années supplémentaires pour viol”, explique Le Soir. En raison de ces frasques judiciaires, l’ancien secrétaire d’État belge, Theo Francken, avait décidé de lui retirer son titre de séjour afin qu’il soit expulsé. Avec le refus de rapatriement du Maroc, les choses ne se sont pas passées comme prévues. 

“Comme la durée de rétention maximale de huit mois a été atteinte, il a dû être remis en liberté par l’Office des étrangers”, précisent les médias belges ajoutant que Mustapha Bali est désormais considéré comme un sans-papiers. Il pourrait retourner en prison pour purger une peine de trois ans pour l’affaire de viol. En attendant, il est libre.

“L’homme est le frère de Samira Bali, qui a été condamnée à une peine de prison de 27 ans pour l’assassinat de son ex-conjoint et est mariée à un ancien combattant syrien. Selon Het Laatste Nieuws, Mustapha Bali s’est radicalisé”, ajoute Het Laatste Nieuws.