MAROC
21/06/2019 16h:22 CET

La Banque mondiale accorde 5 milliards de dirhams à l’éducation préscolaire au Maroc

Un prêt-programme pour soutenir l'éducation pré-primaire et améliorer la formation des enseignants.

mohamed rouggani via Getty Images

ÉCONOMIE - La Banque mondiale (BM) a annoncé jeudi le lancement d’un nouveau programme de soutien financier de 5 milliards de dirhams (500 millions de dollars) à destination du Maroc et en réponse aux efforts du royaume pour élargir l’accès à l’éducation préscolaire de qualité. Déployé sur cinq ans, ce financement entend “appuyer le programme de réformes ambitieux du ministère de l’Education” indique un communiqué de la BM. 

Afin de fournir une éducation préscolaire de qualité, renforcer de manière significative les aptitudes et les compétences des enseignants et renforcer la gouvernance du secteur au Maroc, la Banque mondiale sort son chéquier et déploie un programme pour soutenir les efforts et réformes du ministère de l’Education et améliorer les performances générales du secteur selon la Vision 2015-2030 pour l’éducation qui pose les jalons de la “nouvelle école marocaine”, indique l’institution financière dans un communiqué.

“Le secteur de l’éducation représente en moyenne 6,4% du produit intérieur brut (PIB) du Maroc et constitue un levier essentiel pour renforcer le capital humain du pays”, rappelle la BM qui estime qu’après les rapides progrès enregistrés depuis 20 ans pour universaliser l’accès à l’éducation primaire des filles et des garçons, les autorités doivent désormais s’employer à améliorer les apprentissages et les acquis de tous les élèves.

“Seule une transformation profonde du fonctionnement du système permettra de renforcer la qualité et l’efficacité des services éducatifs, en concentrant tous les efforts sur le processus d’apprentissage”, relève la Banque mondiale. Le prêt-programme de la BM complétera ainsi un volet de la stratégie du Maroc qui vise à “favoriser un changement d’approche au profit de principes de gouvernance axés sur les résultats et non plus sur les ressources, dans le but d’améliorer l’apprentissage en classe”.

Selon la même source, trois axes seront privilégiés: les capacités, l’apprentissage et les comportements, précisant que ce programme s’articule autour de composantes définies en fonction des principaux freins aux progrès du secteur. Ce, dans le but d’installer les conditions propices à une éducation pré-primaire de qualité, améliorer la formation des enseignants et renforcer les capacités de gestion et la responsabilité au sein du secteur.

Le programme sera mis en œuvre par le ministère de l’Éducation, les Académies régionales d’éducation et de formation (AREF), les directions provinciales et les établissements scolaires.