ALGÉRIE
06/08/2019 11h:19 CET | Actualisé 06/08/2019 11h:21 CET

Panel du dialogue et de médiation : une rencontre mercredi avec "les représentants" du mouvement du 22 février

Huffpost MG

Comme première initiative destinée à créer les conditions d’une sortie de la crise politique à laquelle est confrontée l’Algérie, l’Instance nationale de dialogue et de médiation organise, à partir de demain mercredi, un premier round de concertations avec les représentants du mouvement populaire de contestation de l’ensemble des régions du pays.

La chaine 3 de la Radio Algérienne qui rapporte, ce mardi, cette information, indique que le président du comité politique de cette instance, Amar Belhimer, promet un “dialogue totalement inclusif”, précédé par des mesures d’apaisement “afin de rétablir la confiance”.   

Ce dialogue, déclare celui-ci, suppose que vous invitez des parties “sans préalable aucun”, dés lors, ajoute-t-il, qu’on est d’accord pour que le pays “préserve son intégrité, sa stabilité et sa souveraineté”.

Pour lui, à partir du moment où l’on peut “converger sur les voies, les moyens et les délais relatifs à ce dialogue, l’important est de “partager un objectif commun à caractère patriotique”.  

M. Belhimer, rappelle que l’Instance se veut, d’autre part, une structure visant à créer un consensus pour aller vers des élections “le plus vite possible”, pour combler le vide institutionnel.

Questionné par la chaine 3, il annonce, par ailleurs, l’organisation d’une seconde rencontre de l’instance, dimanche prochain, avec cette fois, les membres des partis politique et ceux de la Société civile, dont l’objectif, explique-t-il, vise à démarrer un dialogue ouvrant la voie à un consensus autour de l’organisation d’un scrutin présidentiel sur la base de “garanties de transparence”.

Les conditions de ces garanties, poursuit M. Belhimer, seront discutées puis adoptées lors d’une conférence nationale de concertation et de dialogue, qui s’attachera à entériner les textes relatifs à l’instance d’organisation et de surveillance de ce scrutin et de restauration du cadre d’actions institutionnelles et constitutionnelles” dans le pays.