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05/06/2019 11h:07 CET | Actualisé 06/06/2019 08h:25 CET

L’économie algérienne a besoin plus que jamais d’un patronat fort et uni

Reuters

“La responsabilité est la conséquence intime de la liberté. Aussi le monde est ce que nous en faisons”, Léo-Paul Desrosiers, écrivain.

En créant le Forum des chefs d’entreprise en octobre 2000, ses membres fondateurs ont posé les bases d’une organisation patronale solide et pérenne. Une organisation qui accueille et défend des chefs d’entreprises pleinement engagés dans le développement de l’économie nationale et de la création de richesses et d’emplois.

Vingt années ont passé depuis cet acte fondateur. Les résultats sont là, concrets et palpables : le FCE regroupe 4000 chefs d’entreprises représentants plus de 7000 entreprises.

Les membres et adhérents du FCE représentent tous les secteurs d’activités et sont présents sur tous les territoires économiques du pays. Ils sont souvent les acteurs les plus actifs et les plus créatifs de l’économie nationale.

Nous devons aujourd’hui faire le bilan du passé récent, reconnaître que le FCE a connu une période trouble durant laquelle l’impunité et l’affairisme de certains de ses dirigeants l’ont déviés de ses objectifs initiaux. Des comportements qui ont, malheureusement, terni l’image de notre organisation.

Mais les agissements d’une minorité ne doivent surtout pas complexer et tétaniser la majorité des membres du Forum des chefs d’entreprises. Au contraire, nous devons nous battre au quotidien pour préserver la Maison FCE. Nous devons apprendre des erreurs du passé afin de poser des mécanismes de gestion efficients et transparents.

L’Algérie traverse une crise économique dont nous ne connaissons, jusqu’à présent, pas l’ampleur vu l’absence de données réelles. Cette crise, de nombreux chefs d’entreprises, des femmes et des hommes, en ressentent les effets au quotidien. Il serait dangereux de les laisser lutter seuls, sans aide ni soutien. Une entreprise qui ferme ou qui gèle ses activités, c’est de la richesse qui se perd et un manque à gagner pour le Trésor public. C’est surtout des emplois qui disparaissent. Des familles qui se retrouvent sans ressources.

Nous devons tous prendre conscience de la situation actuelle : la nouvelle Algérie qui se construit doit se doter d’institutions républicaines fortes et d’une économie saine et structurée à la hauteur de l’énorme potentiel de notre pays.

Peut-on un seul instant imaginer construire un tissu économique dense, riche et diversifié en l’absence des entreprises algériennes ? Nous ne sommes pas uniquement tenus de préserver les entreprises existantes, nous devons également en créer des centaines de milliers. Le FCE est appelé à participer activement à ce processus de développement. Il dispose des compétences et des moyens pour prendre part à cette dynamique.

Je suis pleinement conscient des défis que nous devons relever, voilà pourquoi je me suis porté candidat à la présidence du FCE. Mes objectifs sont ceux d’un chef d’entreprise engagé depuis toujours dans notre économie, conscient de la nécessité d’édifier une organisation efficace et solide.

Mon programme électoral FCE FORT (Force de proposition, Organisé, Reconnu et Transparent) permettra de préserver les acquis et de développer notre organisation dans une démarche inclusive et transparente. Un Forum des chefs d’entreprise tourné vers le futur au sein duquel les décisions seront prises de façon totalement démocratique, loin de toute ingérence de la sphère politique.