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02/07/2019 11h:34 CET | Actualisé 02/07/2019 11h:34 CET

L’architecture de Larbi Merhoum et la quête d’un accomplissement de la modernité algérienne

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Du 19 mai au 18 juin 2019, l’architecte Md Larbi Marhoum nous a gratifiés d’une exposition de ses principaux projets résumant les « 25 ans et quelques poussières » de son activité professionnelle[1]. C’est aussi un regard sur un quart de siècle de l’histoire de l’Algérie contemporaine, celle de son indépendance. Il est donc un témoin de cette Algérie qui tente d’émerger et de s’accrocher à l’histoire humaine et universelle après le grand risque d’effacement[2] qu’elle a subit pendant un siècle et demi de colonisation.  

A travers cette exposition et les différentes conférences/débat qui l’ont accompagné, l’architecte Md Larbi Marhoum se questionne et questionne les architectes algériens, les pouvoirs publics en qualité de maitre d’ouvrage et à travers ces catégories socioprofessionnelles il interpelle toute la société sur les enjeux liés à l’esthétique, à l’art urbain et à la production architecturale.

Cette initiative, ces questionnements sont d’une importance capitale, notamment en ce moment historique que vit la société algérienne qui se soulève pour redéfinir son devenir. C’est donc une initiative profondément politique, voire subversive où à travers cette problématique architecturale et urbaine se posent la question de la ville, de son espace public et les enjeux de sa gestion ; se pose aussi les questions du logement et de l’aménagement du territoire, questions qui s’accompagnent d’un droit à un environnement sain et du droit au beau et à l’esthétique qui sont des produits profondément culturels. 

Accompagnons-le donc dans cette quête d’un avenir sain et harmonieux.

Une quête de modernité

Tout au long des débats et des discussions qui ont accompagné cette exposition, la question tournait autour de l’architecture algérienne. Question que Larbi Marhoum pose autrement. Il l’a pose en termes de l’architecture moderne en Algérie, ou plutôt « la modernité algérienne ».  La nuance est importante. Plus que ça. La question est précisément posée par L. Marhoum  en termes de « modernité algéroise ». C’est comme si, par modestie ou par peur, il ne veut pas s’engager à penser la modernité sur un territoire aussi vaste et par conséquent sur une histoire aussi riche que complexe, et donc un devenir ouvert et incertain, surtout en ces moments de mouvements de révoltes et de protestation.

Marhoum reste préoccupé par le destin de la modernité architecturale en Algérie et cela transparait dans son discours et dans ses projets. Mais de quoi est faite cette architecture algérienne ? De « spécificité culturelle » ? Terme qui est systématiquement mis en avant dans les discours politiques des maitres d’ouvrage, dans l’argumentaire des architectes pour légitimer leur choix, dans les théories universitaires pour donner une matrice à leurs pensés…Mais qu’est ce que la spécificité culturelle en architecture ? Assertion à grande connotation idéologique. Si cette spécificité culturelle est désormais contenu dans le triptyque constitutionnel « arabité, amazighité et islamité », quelle est la forme architecturale ou urbaine qui exprimerai le fait d’être « arabe, musulman ou Amazigh » ?                                  

La valeur première d’une architecture est dans sa forme. C’est par la forme que s’exprime tout objet culturel matériel ou immatériel, et par conséquent, c’est par la forme que s’expriment l’artiste ou l’artisan-créateur et de même c’est par la forme que le public ou l’utilisateur appréhendent chaque objet culturel. Du cuisinier qui prépare un couscous ou une pizza au coiffeur qui façonne notre tête et notre image pour un jour, au peintre, au cinéaste… tous procèdent par la forme. L’architecte aussi.

« On est artiste à condition de ressentir comme contenu, comme la chose même, ce que les non-artistes appellent « forme »[3].  écrit F. Nietzsche. Et Henri Focillon qui souligne la même chose : « l’œuvre d’art est mesure d’espace, elle est forme, et c’est ce qu’il faut d’abord considérer »[4]. Que révèle cette forme ? Elle est elle-même un contenu nous dit Th. Adorno. Pour le théoricien de l’école de Francfort, la réflexion esthétique sur l’art moderne et, à plus forte raison l’art contemporain, se désintéresse totalement de l’antagonisme entre forme et contenu[5]. La forme n’est plus déterminée par un idéal de beauté, de régularité, d’harmonie, de symétrie, mais elle dépend de la diversité des matériaux, des procédés techniques livrés au libre choix de l’artiste. 

Il faut toutefois préciser, qu’ici, la modernité dont on parle, dont parle justement Larbi Merhoum, est prise comme catégorie historique, celle du 20 siècle, et comme catégorie esthétique, celle théorisée par le Bauhaus et codifiée par les CIAM et la charte d’Athènes.

 La modernité architecturale révélée par sa forme.

Le degré zéro de la forme, en architecture, est dans sa géométrie. Des pyramides d’Egypte, qui nous laissent une géométrie simple et pure comme témoin d’une culture et d’une civilisation, jusqu’à l’abstraction cubiste de Picasso et de Mondrian en peinture, la géométrie a accompagné le monde des formes et toute l’histoire humaine.

L’art et l’architecture « moderne » procède par une pure abstraction géométrique et par une simplicité des lignes horizontales et verticales. Pour donner un aperçu sur le rôle de cette géométrie dans la production de la forme architecturale et urbaine, prenons les exemples des « modernes » du 20° siècle à Alger.  

La cité des Annassers à Kouba, construite par les architectes Hanning et Dalloz, est symptomatique de cette réduction géométrique abstraite qui caractérise le mouvement moderne. Du niveau global et territorial jusqu’aux détails des escaliers et des coursives, la cité est dessinée suivant des lignes géométriques horizontales et verticales. Cette orthogonalité parfaite veut transcender le plateau des Annassers et « le ravin de la femme sauvage »  et tout le territoire très escarpé d’Alger. Pour justifier ce choix, les architectes évoquent la géométrie de l’équerre de près de dix kilomètres sur cinq kilomètres, appelée « la trame d’Alger », qui façonnerait le territoire d’Alger. Leur projet est dessiné suivant cette orthogonalité[6].

Quelque soit le bien fondé de cette hypothèse et le degré d’influence qu’elle peut avoir sur leur contemporains, il ne reste pas moins qu’on retrouve la même logique d’implantation et de composition des différentes cités construites dans la même période à Alger : la cité « des Asphodèles » à Ben Aknoun, la cité Malki à Hydra , La « Concorde » à Birmandreis…D’autres architectures vont tenter des réajustements en essayant d’adapter leur orthogonalité aux courbes de niveau , soit parallèle, soit perpendiculaire à celles-ci. C’est le cas de l’Aéro-habitat. Même Pouillon qui est une variante des modernes s’exprime avec la même orthogonalité géométrique.

La matrice théorique de cette production est dans l’enseignement de l’école du Bauhaus. Elle correspond à une rationalisation croissante de toute production culturelle, donc de l’espace, qui devient marchandise et qui répond aux exigences d’un capitalisme industriel arrivé à son deuxième âge de développement[7]. C’est une géométrie basée sur une modularité constructive et fonctionnelle qui consiste dans un dédoublement d’un module de base constructif, ou à défaut de la cellule d’habitation, qui tend vers l’infini. Cette modularité moderne s’inscrit dans un contexte inédit, inconnu auparavant, qui est celui de l’industrialisation[8]. C’est une réflexion sur le module issue de la production industrielle en série, dans le sillage de la mécanisation de l’industrie automobile prôné par Ford[9].  

C’est cet enseignement, ou son avatar[10], qui sera de mise dans les rares écoles d’architectures en Algérie indépendante, notamment à l’EPAU. Mais dés la fin de années 70 et le début des années 80, une double critique contre cette modernité émerge dans le monde et s’introduit à l’EPAU et dans les instituts d’architecture algérien naissants. Ces critiques sont, d’un coté, celle appelée « architecture urbaine » et de l’autre celle désignée par le terme « postmoderne ». Mais cette introduction ne sait pas faite d’une manière officielle, ni assumé théoriquement par la communauté des architectes professionnels ni ceux et celles chargés de la pédagogie. Il n y a pas eu une rupture épistémologique nécessaire pour une rigueur méthodologique. L’apprentissage de l’architecture est resté sous l’influence des hypothèses du « mouvement moderne ».        

 C’est dans ce contexte que Larbi Marhoum, avec ceux et celles de sa génération, s’initie aux études d’architecture dans les années 80 à l’EPAU. Sous l’influence de J.J.Deluz, le rescapé de la génération de Dalloz et Hanning, il garde une forte adhésion à l’idéale esthétique des « Modernes » cité plus haut. On l’a retrouve dans la clarté morphologique de la totalité de ses projets, dans la pureté des lignes géométriques de ses façades et la rigueur de ses espaces. Elle casse avec le brouhaha stylistique ambiant dominant la production actuelle.

Il passe cependant à coté de « l’architecture urbaine » pour se retrouver, sous l’influence d’Henri Ciriani, qui l’entraina vers R. Meier puis P. Eseienmann ou encore N. Foster, à se mettre sous la mode dominante dans ces années qui est le « postmoderne ».

Le postmoderne est un mouvement hétéroclite. En usant d’une géométrie complexe -ambigüe selon le terme de R. Venturi[11]-, la forme architecturale peut basculer d’un réajustement formel purement géométrique, en rompant avec la simplicité, l’austérité et la monotonie supposées des modernes cités plus haut, pour aller vers une célébration des arts technologiques ou vers la récupération nostalgique des valeurs traditionnelles, accordant davantage d’importance à la façade et aux éléments décoratifs. Il plait aux postmodernes d’intégrer des formes du passé, de recourir aux styles anciens. C’est, selon la thèse de Frédérique Jameson[12], l’expression d’une culture flexible et globale du marché de la communication, d’un capitalisme tardif arrivé à son 3° âge.

Dépassement ou accomplissement de la modernité.    

Mais, Md Larbi Marhoum ne se revendique pas explicitement du postmodernisme. Il ne se place pas dans la critique du modernisme. Il réclame plutôt sa réévaluation, ou plutôt son accomplissement dans sa version algérienne. Il n’a surtout aucune nostalgie du passé ni aucun besoin de recourir aux éléments décoratifs dans ses façades pour légitimer son architecture. Il garde ainsi la pureté des modernes. C’est ce qui apparait dans tous ses projets, des plus ratés aux plus réussis.

Le bâtiment abritant la nouvelle administration de l’école où il a fait ses études, l’EPAU, marque ses débuts. C’est un concentré de géométrie sans objectif, au service d’une distribution des espaces complexe et ambigüe, notamment dans ses rapports avec l’extérieur. Il faut cependant noter que le projet fut conçu en 1990 mais n’a été réalisé qu’au début des années 2000, une dizaine d’année plus tard. Ce qui pose un problème de temporalité et un écart entre les hypothèses initiales de l’architecte et les données au moment de sa réalisation[13].

Cette ambigüité, avec beaucoup plus de cohérence, de clairvoyance et de finesse, est reprise dans le bâtiment conçu pour le siège de la CNEP à Sétif. La modularité structurelle qui donne toute sa cohérence à l’architecture du bâtiment est contredite par une recherche sur la forme au service d’une distribution compliquée et hésitante. Les fonctions administratives séparées qu’abrite le bâtiment peuvent expliquer cette mesure. La façade du bâtiment, en revanche, reprend le thème de l’abstraction par une pure composition géométrique comme un tableau de peinture selon les règles cubistes.

 Les choses se clarifient plus tard. Dans l’immeuble de bureaux appelé « Sofinance », l’espace est plus lisible et moins ambigüe, donc plus « moderne ». Le plan est conçu selon la règle d’une autonomie entre la forme et la structure. Cette dernière est entièrement basée sur la répétition d’un module structurel. La disposition fonctionnelle optimale de l’espace de travail a déterminé la profondeur du bâtiment. La question de l’extérieur est évacuée au profit de cette distribution intérieure libre et ouverte. La façade est neutre. Elle se suffit à elle-même comme un autre tableau de peinture ou un dessin harmonieux purement géométrique.  

L’approche modulaire dans le processus de composition s’exprime bien en profils d’aciers et en charpente métallique. Mais ce choix effectué par larbi Marhoum dan son projet  « L’historial », situé au 18, rue Ben M’hidi, bute sur l’organicité et les petites dimensions d’une parcelle irrégulière dans un tissu régulier du 19° siècle. Ce qui donne une séparation nette entre la structure et la forme du bâtiment. La modernité que recherche l’architecte s’exprime, en dernière instance, par une distribution intérieure qui tente, avec une certaine réussite, de s’éloigner du type « classique » du 19° siècle, par une façade alignée sur la rue et qui reprend le thème de panneaux composés selon les lois de montage cubistes.

En évoquant l’évolution de ce langage architectural dans le rapport de la structure et de la forme, on peut souligner aussi les prismes purs et lisses, la clarté du détail et le travail de l’angle. Toutes ses approches critiques et théoriques convergent vers un point qui intéresse l’architecte au plus haut point : l’unité modulaire et proportionnelle qui peut décrire le tout. Mais, cette forme modulaire n’est pas basée sur des règles mathématiques pour définir l’espace. L’intuition de la forme en a besoin comme un élément unique pour contrôler parfaitement l’espace. Md larbi Marhoum s’est toujours intéressé à des rapports proportionnels simples, comme le carré, son double ou quelques autres encore. C’est ce qu’on peut retrouver dans ses croquis exposés à l’occasion.

Cet écart entre structure et forme de l’espace s’élimine dans le bâtiment destiné au siège de  l’A.R.P.C. Placé sur un terrain exigu et irrégulier au quartier « lotissement Michel » sur la hauteur de Kouba, dans un tissu à structure indéchiffrable,  la structure du bâtiment suit intimement la modularité de la forme qui suit les contours du terrain. C’est aussi un moment où les exigences urbaines et territoriales imposent moins de liberté dans la forme et donne un nouvel élan dans la quête de la modernité chez L. Marhoum. C’est l’une des formes modernes des plus réalistes.

Pour une modernité critique et réaliste.

Md Larbi Marhoum s’intéresse plus à l’acte de bâtir qu’à celui d’inscrire un édifice dans le territoire selon une théorie préétablie. Si ses premiers projets restent avant tout une mise en place d’objets construits sur lesquels le contexte urbain n’a que peu d’influence, c’est dans ces derniers projets, ceux des immeubles de bureaux à Sidi Yahia, celui du siège de l’algérienne des eaux à Hussein dey, Alger, dans « la résidence Bel horizon »à Bou Ismael, Tipaza ou encore le centre national de formation et de perfectionnement des personnels à Cheraga Alger,  que l’enjeu urbain, celui du tissu, de la parcelle comme unité de base de la structure territoriale, de la rue interpelle l’architecte vers plus de réalisme dans le traitement de la forme. Ce réalisme est de l’ordre de l’urbain.

Toute l’écriture architecturale de Md Larbi Marhoum peut se comprendre par l’utilisation de panneaux découpés géométriquement dont la régularité décrit l’espace intérieur et extérieur, notamment la façade. C’est une écriture qui a comme origine « la véhémence du modernisme classique »[14] dans ses premières expressions algéroises. C’est une « utopie de la forme pour tenter de contrôler le désordre» souligne M. Tafuri[15]

Cette modernité architecturale, suivie par la postmodernité d’aujourd’hui, dont la forme est donnée, entre autres facteurs, par la règle du module technique pour le premier et par une architectonique historiciste pour le deuxième, ont tendance à inscrire un objet absolue arbitrairement dans un site. Cette attitude nécessite aujourd’hui des prises de position différentes pour mettre la géographie avant l’histoire et avant toute considération technologique.

C’est cette dimension que la modernité exprimée dans les derniers projets de L. Marhoum prend en charge. Conscient de la capacité d’une installation à transformer un environnement par l’acte de construire, l’architecte donne au territoire qu’il occupe le moyen d’accueillir l’objet dans sa forme prédéterminée ou dans sa forme déterminée par les exigences géographiques. Telle est la problématique que la modernité en architecture doit désormais prendre en charge, vue la crise environnementale et écologique que vit la planète

Aujourd’hui à Alger, tous les projets qui se veulent « modernes » par leur forme et leur style pratiquent systématiquement des blessures dans une partie du site. C’est le cas de la grande mosquée, des universités d’Alger, celles des sciences économiques à Said Hamdine et celle de médecine à Chateau neuf, du ministère des affaires étrangères…

L’objet et le lieu ont un besoin absolu de trouver un terrain d’entente, sans mépris de la préexistence morphologique. C’est aussi cette dimension que le débat ouvert par cette exposition  nous introduit comme questionnement.  

L’autre dimension qui ressort dans le travail de Larbi Marhoum à travers son discours, a trait aux débats idéologiques relatifs à la place de l’activité architecturale dans le champ de la culture, de la politique et de la maitrise d’ouvrage. C’est ce que nous allons essayer de présenter dans une prochaine contribution d’un débat qui ne s’arrête pas sur la modernité.  

NOTES:

[1] Exposition qui s’est déroulé du 19-05-2019 au 18-06-2019, au Galeries Espaco, Oued Tarfa, el Achour, Alger. 

[2] « La colonialité en Algérie s’est construite sur un projet d’effacement  », souligne Karima Lazali dans son livre « Le Trauma colonial », dans cette étude, Karima LAZALI nous plonge dans la période sombre de l’histoire algérienne que fut la colonisation française en analysant ses effets dévastateurs

[3] Frédérique NIETZSCHE, Fragments posthume, cité par, Paul AUDI, in L’ivresse de l’art, édit. Librairie générale française, Paris, 2003, P. 29.

[4] Henri FOCILLON, Vies de formes, PUF, Paris, 1943, P. 2.

[5] Marc JIMENEZ, qu’est ce que l’esthétique ? édit. Gallimard, Paris 1997, P.203 ;

[6] Voir sur cette question, J.J.DELUZ, L’urbanisme et l’architecture d’Alger, aperçu critique ; édit OPU, Alger, 1988, P. 65.

[7] C’est l’hypothèse que défend M. TAFURI dans Projet et utopies, édit ; Dunod, Paris,

[8] Voir sur cette question le numéro 2-2002 de la revue « Matières », Presses polytechniques et universitaires romandes.

[9] Voir. M. TAFURI, Ibid, P. 59.

[10] Cet enseignement sur les préceptes du Bauhaus ne sont repris toutefois qu’en Atelier. Le reste de l’enseignement, dit théorique, est un ensemble de disciplines adjacentes à l’architecture qui sont l’histoire, la sociologie, la géographie….disciplines qui n’existaient pas dans l’enseignement plastique abstrait de l’école allemande des années 20-30. L’enseignement reste donc un éclectisme méthodologique.  

[11] Voir R. VENTURI, de l’ambigüité en architecture, édit. Dunod,

[12] F. JAMESON, Le postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif, Ed : Beaux-Arts de Paris, 2007,

[13] Pour la petite histoire, j’étais en ce début des années 2000 architecte au niveau de la direction du logement et des équipements publics (DLEP), de la wilaya d’Alger. Je fus chargé pour un temps de diriger la réalisation de ce bâtiment de l’EPAU en qualité de maitres d’ouvrage délégué de la wilaya d’Alger. Je découvre ainsi le plan et le nom de Marhoum dans la cartouche des plans mis à ma disposition. J’ai en l’occurrence cherché à contacter les concepteurs du projet en l’occurrence  le bureau d’étude BEREG et Larbi Marhoum, pour un complément d’information est un éventuel suivi des travaux en vain. Les deux entités ont disparus de l’univers administratif de l’époque. C’est comme ça que j’ai appris à connaitre larbi est son aventure intellectuelle et architecturale. 

[14] Expression de l’historien de l’art et d’architecture Pierre FREY, décrivant la bibliothèque de Telemly dans 25 ans et des poussières, ouvrage édité par larbi Marhoum accompagnant son exposition, P. 69.

[15] M. TAFURI, Projet et utopies, édit Dunod, Paris, 1979, P. 46. Voir aussi le chapitre 6 du même ouvrage concernant « La crise de l’utopie, Le Corbusier à Alger », P.P. 105-131