ALGÉRIE
21/04/2019 14h:05 CET

L’Ambassade d’Algérie en France accusée de violence à l’encontre d’employés algériens

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Dans une longue enquête sur les abus commis par l’ambassade d’Algérie en France, le quotidien “Le Parisien” révèle que l’ambassade d’Algérie a été  condamnés ”à plusieurs reprises” “pour des violences sur les employés et le non-respect du Code du travail”, affirme le quotidien dominical, mais que  “l’État algérien refuse pourtant de dédommager les victimes”, ajoute le quotidien.

Pour le “Parisien” L’Algérie se retrancherait derrière son statut “d’État souverain”. Le quotidien fait réagir plusieurs personnes, dont le témoignage de Abdelkrim, 53 ans, père de deux enfants, ancien employé de l’ambassade d’Algérie. L’homme raconte avoir obtenu gain de cause : le tribunal a condamné l’État algérien ”à payer près de 100 000 euros pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, mais aussi travail dissimulé” “Adbelkrim travaillait souvent plus de 15 heures par jour, ses heures supplémentaires n’étaient pas comptabilisées. Mais il recevait pour cela un versement de 400 euros tous les mois depuis son embauche directement sur son compte bancaire. Sans que cette somme ne figure sur sa fiche de paye. Et donc sans que l’Algérie ne paye les charges”, affirme le quotidien.

Anis, 37 ans, père lui aussi de deux enfants à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise), “recevait un 13e mois de salaire en décembre, viré sans déclaration sur son compte en banque”, affirme le quotidien. Devant les prud’hommes, cet agent administratif a fourni ses relevés bancaires et ses fiches de paye. Là encore, le Conseil constate que “l’employeur a versé des sommes qui n’ont pas été déclarées aux organismes sociaux” et épingle l’Algérie pour travail dissimulé.

Anis et Abdelkrim n’ont aucun recours. Malgré sa condamnation, si l’Algérie ne veut pas payer, il n’existe “aucun moyen d’obliger cet État à le faire”, écrit Le Parisien.