ALGÉRIE
10/09/2019 08h:11 CET

L’Alternative démocratique rejette la présidentielle et dénonce les discours de "menace" à partir des casernes

facebook/RCD
Réunion de l'Alternative démocratique

Interdits de réunion à la Safex, les forces de “l’Alternative démocratique”, ont tenu leur convention sous une tente au siège du RCD pour réitérer, lundi, leur rejet de “l’agenda de l’élection présidentielle” fixé par le pouvoir et dénoncer les menaces et accusations  de trahison proférés “à partir des casernes”.

 Le communiqué final des forces de l’Alternative démocratique souligne que les prétentions actuelles du pouvoir au sujet du “dialogue” national pour la tenue d’une élection présidentielle sont démenties dans les faits: “des dizaines d’Algériens sont encore en détention arbitraire en raison de leur opinion ou de leurs positions politiques, la liberté d’expression et de circulation est bafouée, les médias, publics comme privés, sont soumis aux dictées du pouvoir”. 

 

 L’Alternative démocratique “en cohérence avec la forte détermination exprimée par le peuple algérien pour un changement démocratique radical consacrant sa pleine souveraineté” refuse de s’inscrire dans l’agenda des élections présidentielles.  

 

“Plafond démocratique républicain”

Le pouvoir, indique le communiqué final, chercher à “imposer l’option des élections par la force. Cela transparaît dans les discours du chef d’état-major à partir des casernes fondés sur la menace et l’accusation de trahison” contre ceux qui défendent une transition démocratique et un processus constituant “visant à démanteler le régime actuel et mettre en place les fondements d’une nouvelle république”;

 Pour les signataires du communiqué, qui rejette tout “ingérence étrangère”,  l’exigence d’un changement pour un Etat de droit fondé sur une légitimité démocratique nécessité “un nouveau climat politique” qui va à l’encontre de ce que cherche à imposer actuellement le régime.

 “Le départ du régime et de ses symboles constituent le premier indice de l’entrée résolue dans une nouvelle étape” estiment les membres de l’Alternative démocratique en soulignant que le “ peuple Algérien refuse de construire le nouveau” avec les instruments de l’ancien et “avec la participation de ceux dont les mains sont entachées du sang des Algériens, de répression et de corruption”. 

“Le plafond républicain démocratique” fondé sur le “rejet de tout marchandage” avec le régime actuel constitue “l’horizon du débat national pour aller vers une conférence nationale avec tous les acteurs de la société” afin de dessiner les repères de la “période de transition démocratique”.   Il s’agit de “démanteler le régime” et de se débarrasser de “ses pratiques et de son arsenal juridique répressif et le système des privilèges dans ses apparences politiques et économiques”.