MAROC
08/07/2018 14h:07 CET

L' Administration pénitentiaire lève le voile sur les raisons de la visite parlementaire

Une réaction qui dément la déclaration d'un député.

FADEL SENNA via Getty Images

PARLEMENT - En réaction aux informations relayées par certains sites électroniques selon lesquelles une commission parlementaire compte “mener une enquête sur des dysfonctionnements dans des établissements pénitentiaires”, la Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) apporte des précisions. Dans un communiqué publié hier, elle tient à souligner qu’il s’agit, en fait,  d’une visite d’exploration, s’inscrivant dans le cadre des prérogatives constitutionnelles de l’institution parlementaire. 

 

La DGAPR a également indiqué qu’elle ne pouvait que “saluer ce genre de visites, car elles permettent aux représentants de la nation de s’informer des conditions de détention et des problèmes auxquels sont confrontés ces établissements”.

MAP

La DGAPR légitime, par ailleurs, la nécessité, pour elle, de démentir les informations qui circulent en raison surtout d’une déclaration faite par l’un des membres de la commission parlementaire, reliant cette visite ”à des dysfonctionnements dans les établissements pénitentiaires”. Des propos que l’Administration pénitentiaire qualifie d’“actes irresponsables et prémédités visant à nuire à la réputation du secteur et à régler des comptes intimement liés à des agendas et desseins politiciens qui n’ont rien à voir avec l’état des lieux des établissements pénitentiaires”.

 La DGAPR rappelle aussi que ce n’est pas la première fois que des établissements pénitentiaires reçoivent des commissions parlementaires pour ce genre de visites exploratoires. Et de préciser que celles-ci se déroulaient en parfaite collaboration, en permanence, avec les deux chambres du Parlement. La DGAPR indique notamment fournir des données actualisées et des réponses détaillées aux questions et interventions des députés, lors de la présentation du budget sectoriel du secteur ou à travers le ministère chargé des Relations avec le Parlement et la Société civile.


La DGAPR conclut son communiqué en précisant exercer ses missions et attributions dans le respect total de la constitution, des lois et règlements, affirmant continuer d’œuvrer à promouvoir le secteur.