ALGÉRIE
22/08/2019 16h:17 CET

Karim Younes: "Qui a le courage d'aller chez le gouvernement lui demander de partir ?"

Karim Younes s’emporte une fois de plus. Il a de nouveau réagi aux critiques dont fait l’objet son panel de médiation et de dialogue, lors d’une nouvelle conférence de presse animée ce jeudi 22 août 2019. 

Dans une vidéo filmée par la chaîne de télévision El Bilad, Karim Younes estime avoir le mérite, lui et les personnalités de ce panel, “d’avoir le courage d’aller chez le gouvernement, dans sa maison, pour lui dire que “tu dois partir”″. 

“Qui a le courage ? De derrière Facebook, tout le monde peut le dire, sous pseudonyme. Nous, on est allés sur place pour le dire  au chef de l’Etat”, a-t-il déclaré.

Encore une fois, comme à chaque fois que son panel est sujet à critiques, Karim Younes a rappelé que le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, “s’était montré “compréhensif” sur l’ensemble” des “mesures d’apaisement”.

“Sur six mesures demandées, il nous a dit qu’il ne devrait pas y avoir de souci particulier. Concernant le départ du gouvernement, il a dit que le cas n’est pas facile”, a-t-il rajouté.

Karim Younes s’est déjà emporté face à une question d’une journaliste, au siège du panel, au Centre culturel de Larbi Ben M’Hidi, sommant ses détracteurs  “iroho 9aw***”.

Jeudi, dans post Facebook, il a dénoncé “les tenants du statut quo, – ils sont dans plusieurs secteurs d’activité étatiques -, tout autant que les jusqu’au-boutistes mettent toute leur énergie à saborder cette initiative au lieu d’aider au dénouement de la crise ”. 

Il a regretté que “l’État n’ait pas encore tenu ses promesses, malgré les maints rappels, celles de mettre en œuvre les mesures d’apaisement convenues pour instaurer un climat propice à l’ouverture du chantier du dialogue”, 

“Notre objectif n’a pas été compris ou seulement partiellement. C’est regrettable. Car, malheureusement les objecteurs de conscience, les redresseurs de torts ne raisonnent (ou même pas) qu’en fonction de leur vision avérée étroite, limitée et centrée sur l’image qu’ils désirent renvoyer afin de séduire un lectorat parfois peu scrupuleux, en attente de polémique”, a-t-il écrit.