MAROC
21/08/2019 18h:26 CET

Kacimi: "Le souverain a mis le citoyen au centre de toute action de développement"

Éclairage sur l'un des principaux messages du discours royal.

The Canadian Press

ANALYSE - “Le citoyen au centre de toute action de développement”. C’est l’un des messages clés que relève Mustapha Kacimi, professeur de droit constitutionnel et des sciences politiques à l’Université Hassan Ier de Settat, dans sa lecture du discours prononcé, hier, par le roi Mohammed VI à l’occasion du 66e anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple. 

Dans son analyse à la MAP, Kacimi souligne que le souverain a exprimé une “profonde conviction”, affirmant que l’impératif de la mise en œuvre d’un nouveau modèle de développement, dont la conception sera confiée à une Commission spéciale, dont la composition sera annoncée prochainement en est la preuve éloquente. 

Rappelant que le principal objectif de ce nouveau modèle vise à réduire les disparités sociales et territoriales, Kacimi précise que le rôle et la mission de cette commission seront de concrétiser la feuille de route tracée par le souverain pour les parties concernées en vue d’atteindre les objectifs escomptés. Le fait même de demander à la commission spéciale de soumettre au roi les recommandations et de préciser les mécanismes de la mise en œuvre du nouveau modèle de développement, montre, selon l’analyste, “le souci du souverain de faire de la bonne gouvernance un outil fondamental dans la gestion de la chose publique”.

Pour cet observateur, le nouveau modèle de développement royal “constitue en principe une base solide pour un nouveau contrat social entre l’État et la société avec toutes ses composantes (partis, syndicats, société civile, citoyens…)”. Le souverain “est allé même au-delà, en insistant sur la nécessité de solutions pour aider les catégories sociales démunies dans le monde rural et les zones périurbains et leur permettre de bénéficier des programmes de développement mis en place par l’État”, souligne-t-il encore.

Après le diagnostic, le temps des remèdes les plus efficients est arrivé. Selon Kacimi, le défi sera désormais de faire de la formation professionnelle “un levier fondamental pour renforcer la compétitivité économique du royaume”.

Dans son discours, le souverain a appelé, de nouveau, à la promotion de la formation professionnelle, précisant qu’il s’agit d’“une nécessité impérieuse, non seulement pour créer de nouveaux emplois, mais aussi pour mettre le Maroc en capacité de relever les défis de la compétitivité économique, d’être en phase avec les nouvelles évolutions mondiales survenues dans divers domaines”.

Un objectif qui consiste en “la qualification des jeunes, notamment en milieu rural et dans les zones périurbaines. Grâce à une insertion professionnelle réussie, ces jeunes deviendront productifs et contribueront au développement du pays”, a estimé le souverain. Et de souligner que “l’obtention du baccalauréat et l’accès à l’université ne constituent pas un aboutissement en soi. Ce sont des étapes dans le parcours académique. Ce qui importe vraiment, c’est d’acquérir une formation qui ouvre des perspectives d’insertion professionnelle et de stabilité sociale”, a-t-il insisté.