TUNISIE
11/04/2019 15h:00 CET

Julian Assange, fondateur de WikiLeaks arrêté par la police britannique

Depuis la chute de Rafael Correa sa situation n’était plus sûre à l'ambassade d'Équateur.

- via Getty Images

La police britannique a arrêté, jeudi 11 avril, le fondateur du site lanceur d’alertes WikiLeaks, Julian Assange. Depuis le 19 juin 2012, ce dernier résidait au sein de l’ambassade d’Equateur, pays qui lui avait jusque là accordé l’asile diplomatique alors que l’australien fuyait un mandat d’arrêt pour des accusations de viols et d’agression sexuelle ayant eu lieu en Suède. Assange a toujours démenti ces accusations en avançant l’argument d’un complot contre lui. Quito a “illégalement mis fin” à l’asile dont bénéficiait Julian Assange, et l’ambassadeur aurait livré l’australien à la police britannique, d’après le compte twitter officiel de WikiLeaks dans un tweet publié ce jeudi.

 

La justice suédoise a fini par classer l’affaire concernant les accusations de viols et d’agression sexuelle mais Assange refusait de quitter l’ambassade d’Equateur de peur d’être arrêté par les autorités britanniques pour ensuite être extradé vers les Etats-Unis pour y être jugé suite à la diffusion en 2010 plus de 700 000 documents sur les activités militaires et diplomatiques américaines.

 

La menace américaine

Pour le fondateur de WikiLeaks, la menace la plus sérieuse est américaine. L’australien de 46 ans fait aux Etats-Unis, l’objet d’une enquête depuis 2010 lorsque WikiLeaks a dévoilé des documents secrets sur les activités militaires et diplomatiques américaines puis plus tard, des courriers piratés d’Hillary Clinton durant la campagne présidentielle. Dès lors, Julian Assange est visé par des accusations de la CIA pour espionnage, le faisant passer pour une taupe du Kremlin.

De ce fait, Assange est menacé par une extradition vers les États-Unis au cas où il sortirait de l’ambassade d’Equateur à Londres. Bénéficiant d’un asile diplomatique accordé par l’Equateur, il était jusqu’aujourd’hui protégé, mais depuis la chute de Rafael Correa sa situation n’était plus sûre. Le nouveau pouvoir en place à Quito est beaucoup plus sensible aux pressions américaines, il a donc fini par livrer Assange aux autorités britanniques.

Le président équatorien Lenin Moreno, a confirmé que Quito avait bien retiré à Julian Assange son statut d’asile diplomatique en raison de violations répétées des conventions internationales. Cet événement laisse planer un doute sur l’avenir du cybermilitant.

La campagne de dénigrement

Les Démocrates américaine n’ont jamais digéré l’affront de cette défaite aux présidentielles face à Donald Trump. Cette victoire de Trump, a fait d’Assange et WikiLeaks les cibles favorites de la gauche américaine. Les leaders du Parti Démocrate attribuent la défaite d’Hillary Clinton aux révélations de WikiLeaks. La traque de Julian Assange commence alors. Les médias américains, relayés par d’autres médias, enchaînent les campagnes de dénigrement envers l’australien. Par exemple, Le Guardian britannique l’a accusé d’avoir rencontré à plusieurs reprises, et dans le plus grand secret, Paul Manafort, un ex collaborateur de Donald Trump, sur la base d’une source “haut placée” et d’entretenir des liens avec la Russie. 

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