ALGÉRIE
06/11/2015 05h:59 CET | Actualisé 06/11/2015 16h:53 CET

Jugeant la situation du pays dangereuse, 19 personnalités demandent audience à Bouteflika pour en "avoir le cœur net"

Archives

Dix-neuf personnalités dont Zohra Drif Bitat, Lakhdar Bouragaa, Khalida Toumi et Louisa Hanoune ont demandé une audience au président Abdelaziz Bouteflika. La demande, rapporte plsuieurs médiais nationaux, a introduite le 1er novembre auprès de MM. Ahmed Ouyahia et Mohamed Rougab, à la Présidence de la République.

"À l’occasion de la commémoration du déclenchement de notre glorieuse guerre de Libération nationale, nous estimons qu’il est de notre devoir de patriotes algériens d’attirer votre haute attention sur la dégradation du climat général dans notre pays", relèvent les auteurs de la lettre.

Les signataires, au nombre de 19, soulignent que cette dégradation se matérialise par "le renoncement à la souveraineté nationale (…) par notamment l’abandon du droit de préemption de l’État (…), la déliquescence des institutions de l’État, la grave dégradation de la situation économique et sociale, l’abandon des cadres algériens livrés à l’arbitraire et aux sanctions partiales (…) ».

Les auteurs terminent leur courrier par une demande formelle d'une audience. "C’est pourquoi nous vous prions monsieur le Président de la République, de bien vouloir nous recevoir en audience afin de vous faire partager nos profondes inquiétudes quant à la l’avenir du pays et solliciter vos interventions sur l’extrême gravité de la situation", concluent les auteurs de la lettre.

Certains signataires de la missive n'ont pas caché leur appréhension quand au sort réservé à la lettre. Selon, eux, 'on pourrait ne pas transmettre la demande au chef de l'Etat".

Lors d'un point de presse ce matin, Louisa Hanoune explique au nom des dix-neuf personnalités, le doute sui s'est installé chez les signataires de la lettre justifiant la décision de publier la lettre adressée au Président. "Les portes restent closes pour le moment", a déploré Mme Hanoune.

"Nous voulons avoir le cœur net ! Nous voulons savoir s’il sait ou s’il ne sait pas. S’il est au courant, c’est une chose. S’il ne l’est pas, c'est une autre paire de manche", a-t-elle encore précisé.

"Ce n’est pas un tribunal et on ne veut pas se substituer au pouvoir législatif. Des décisions ont été prises. On veut savoir si le Président est au courant ou pas. Nous ne cherchons pas des postes au gouvernement", a indiqué Mme Hanoune avant d'ajouter " nous n'attendrons pas des mois, mais quelques jours" avant d'agir.

Par les actions décidés par les 19 on n'en saura pas plus. Pas plus d'ailleurs sur ces "doutes" émis notamment par certains qui ont soutenu le quatrième mandat.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.