MAGHREB
04/12/2015 12h:03 CET

Tunisie: Arrestation de deux jihadistes présumés qui envisageaient de commettre des attaques suicide

ASSOCIATED PRESS
Members of the Tunisian National Guard take positions as they secure the scene of a shooting in the Oued Ellil suburb of Tunis, Tunisia, Thursday, Oct. 23, 2014. A Tunisia official says a security officer has been killed in a shootout that began when a suspect's home was surrounded near the capital. Interior Ministry spokesman Mohammed Ali Aroui says the exchange of fire Thursday came after a pair of counterterrorism operations in the south that left one bystander dead. (AP Photo/Aimen Zine)

Deux jihadistes présumés qui envisageaient de commettre des attaques suicide, dont l'un en plein Tunis, ont été interpellés, a affirmé vendredi le ministère de l'Intérieur, dix jours après l'attentat revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) contre la sécurité présidentielle.

"Suite à une enquête approfondie, l'unité nationale de recherches en crimes terroristes a réussi à démasquer et arrêter deux takfiris (extrémistes)", a indiqué le ministère dans un communiqué.

CommuniquéSuite à une enquête approfondie, l’unité nationale de recherches en crimes terroristes a réussi à démasquer...

Posté par Ministère de l'Intérieur - Tunisie sur vendredi 4 décembre 2015

Selon la même source, ces personnes "avaient l'intention de commettre deux attentats suicide dont l'un au niveau de l'avenue Habib Bourguiba", la principale artère de la capitale.

Leur identité n'est pas mentionnée mais le ministère de l'Intérieur précise qu'ils ont été "radicalisés par le terroriste en fuite Walid Youssfi".

Dans le cadre de l'enquête sur l'attentat du 24 novembre contre la sécurité présidentielle, les autorités ont lancé il y a une semaine un avis de recherche contre Walid Youssfi et des jumeaux de 24 ans, Hassen Ben Khalifa Bouchiba et Houcine Ben Khalifa Bouchiba.

Après avoir rétabli l'état d'urgence dans le pays et instauré un couvre-feu dans le Grand Tunis, elles ont arrêté des dizaines de personnes soupçonnées de liens avec des "organisations terroristes".

Douze membres de la sécurité présidentielle ont été tués dans l'attentat du 24 novembre, qui s'est produit près de l'avenue Bourguiba, où se trouve notamment le ministère de l'Intérieur. Cette artère a été plusieurs fois fermée à la circulation ces derniers mois pour des menaces sécuritaires.

La Tunisie fait face depuis sa révolution de 2011 à un essor de la mouvance jihadiste, qui a tué des dizaines de policiers et de militaires ainsi que des civils, dont des touristes.

Cette année, deux autres attaques ont été revendiquées par l'EI, au musée du Bardo en mars (22 morts) et contre un hôtel de Sousse fin juin (38 morts).

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