MAROC
17/11/2014 05h:53 CET | Actualisé 17/11/2014 06h:12 CET

Un jihadiste français apparaîtrait dans la vidéo d'exécution de soldats syriens de Daech

INTERNATIONAL - Une vidéo qui a suscité l'effroi. Dimanche 16 novembre, l'Etat islamique (ou Daech) a revendiqué l'exécution de l'otage américain Peter Kassig. Sur la vidéo diffusée par l'organe médiatique de groupes jihadistes Al-Furqan, des combattants sont aussi montrés en train d'exécuter au moins 18 hommes présentés comme des soldats syriens.

Les images diffusées par le groupe ultra-radical montrent des jihadistes et des soldats marchant par deux, les uns derrières les autres. Les jihadistes se saisissent ensuite chacun d'un couteau avant de plaquer leur victime au sol et de la décapiter. Alors qu'un homme masqué (qui semble être le Britannique "Jihadi John") prend la parole pour revendiquer l'exécution de Peter Kassig, ces combattants agissent en revanche à visage découvert. Parmi eux, il pourrait bien y avoir un Français.

Interrogé par Le Figaro, le consultant international et spécialiste des questions de terrorisme Jean-Charles Brisard assure avoir reconnu "au moins" un Français sur cette vidéo, "un jeune homme de 22-23 ans, originaire de Normandie, qui est parti en Syrie en août 2013". Des informations qui concordent avec celles de BFMTV, qui explique que le ministère de l'Intérieur cherche à confirmer cette présence française.

Comme l'affirme la chaîne sur son site, il s'agirait d'un certain Abou Abdallah Al Faransi. En juillet dernier, la chaîne avait interviewé via Skype Maxime, 22 ans, parti faire le jihad en Syrie sous ce nom de guerre (voir la vidéo en haut de cet article). Originaire de Normandie, le jeune homme avait un casier judiciaire vierge avant son départ il y a quinze mois, précise BFMTV. D'éducation catholique, il se serait converti à l'islam puis radicalisé "seul sur Internet", à la surprise de ses proches qui le décrivaient comme "gentil" et "intéressé par la spiritualité".

"Ça fait toujours froid dans le dos. Il a tué quelqu'un, en voulant défendre ses idées, son point de vue il a tué quelqu'un. C'est pas la bonne manière de faire", témoigne un de ses amis sur RTL après les révélations de BFMTV et Le Figaro. "Il buvait il faisait la fête, il était avec ses amis. Tout ce qu'il y a de plus normal", explique-t-il, estimant que "tout le monde a le droit d'avoir sa propre religion, ce n'est pas ça le problème mais juste que lui, il va dans l'extrémiste".

Abou Abdallah Al Faransi "est surveillé de très près par le renseignement", a expliqué Jean-Charles Brisard à BFMTV, tout en précisant qu'il y a eu "différentes communications sur les réseaux sociaux qui ont pu confirmer de manière implicite la participation d'au moins un Français à ce massacre". "Des vérifications sont en cours, cela pourrait prendre plusieurs jours", a indiqué le ministère de l'Intérieur au Figaro.

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