MAROC
28/04/2018 09h:27 CET | Actualisé 28/04/2018 09h:27 CET

Jidar: Découvrez les nouvelles fresques qui ornent les murs de Rabat

Onze fresques à découvrir dans différents quartiers de la capitale.

Jidar 2018

STREET-ART - De nouvelles fresques s’ajoutent au paysage urbain de la capitale. Le festival de street-art Jidar a clôturé, le 22 avril, sa 4e édition, après avoir transformé la ville de Rabat en atelier à ciel ouvert. Onze artistes originaires de 8 pays dont le Maroc, ont passé plus d’une semaine à embellir les murs de la ville, à coups de pinceau. 

Chaque participant est venu avec un monde artistique qui lui est particulier ce qui a abouti à une diversité de styles, de traits et de ressentis parmi les fresques. Si quelques artistes ont choisi de dessiner de gigantesque portraits détaillés au regard mystérieux, d’autres ont préféré être plus abstraits dans leur expression artistique.

Les R’batis peuvent s’amuser à parcourir leur ville afin de découvrir les nouvelles oeuvres accessibles à tous les passants qui prendront le temps de lever leurs yeux.

Google Maps
Les différents emplacements des fresques de la 4e édition du festival Jidar.

Les passionnés d’art pourront commencer leur circuit à Hay Nahda pour le finir à Bab El Had où ils retrouveront l’immense fresque de l’artiste espagnol Muro One. L’artiste espagnol n’a pas trahi son style vibrant en offrant à la ville une fresque pleine d’énergie et de mouvement. 

Un peu plus loin, au quartier Les Orangers, les passants pourront découvrir le jardin graphique de la japonaise Mina Hamada, où se sont glissés quelques éléments de l’architecture marocaine. Des minarets, une porte andalouse, ou encore une muraille de l’ancienne médina peuvent être distingués dans le foisonnement de formes et de couleurs.

Les passants peuvent aussi se retrouver nez-à-nez avec les différents personnages comme la vieille femme berbère au visage tatoué et au regard bienveillant qui semble sourire à la vie que le Marocain Iramo Samir, habitué du festival, a laissé à l’avenue Sidi Mohammed Ben Abdellah. Une autre femme voilée veille, elle, sur l’Avenue Hassan II de son regard perçant que lui a donné l’artiste péruvien Decertor.

Le musée Mohammed VI a également eu le droit à une fresque de plus de 7,5 mètres de haut de la Tangéroise Ghizlane Agzenai. Inspirée par les totems, l’artiste a réalisé une installation permanente qu’elle a voulue “positive et optimiste”. La Marocaine a d’ailleurs donné, lors du festival, un atelier pratique de fabrication de totems aux étudiants de l’ENA.

L’équipe de L’Boulevard, organisateur du festival, a également donné la chance à 10 jeunes talents de travailler sous la houlette du street-artiste mexicain Dherzu Uzala, pour embellir la façade de Souk Al Amal situé à l’avenue Al Massira.

Découvrez dès à présent les différentes fresques qui ont embelli Rabat dans le diaporama ci-dessous: