TUNISIE
29/10/2018 19h:13 CET | Actualisé 29/10/2018 19h:16 CET

"J'espère que le terrorisme ne nous achèvera pas" commente Béji Caid Essebsi depuis Berlin

“Nous pensions avoir éliminé le terrorisme mais la vérité c’est que j’espère que le terrorisme ne nous achèvera pas”

Présent à Berlin pour participer à la conférence “G20- Compact with Africa” (CwA), qui sera organisée le 30 octobre 2018, le président de la République Béji Caid Essebsi s’est exprimé après l’attentat menée par une jeune femme contre des forces sécuritaires à l’avenue Habib Bourguiba, en plein coeur de la capitale.

“Nous pensions avoir éliminé le terrorisme mais la vérité c’est que j’espère que le terrorisme ne nous achèvera pas” a déclaré Béji Caid Essebsi pointant du doigt les dissensions politiques du pays qui, selon lui, ont oublié l’essentiel.

“L’environnement politique est malsain et nous sommes occupés à nous battre pour savoir quel parti va rester et quel parti va partir, mais ce ne sont pas les vrais problèmes de la Tunisie” a-t-il décrit avant d’ajouter: “Ce qui s’est passé nous rappelle quels sont les problèmes du pays. Peut-être que ce que nous vivons, nous fait oublier la lutte contre ce qui est essentiel”, à savoir, le terrorisme, et dans un sens plus large la sécurité des citoyens a-t-il expliqué.

“Ce qui s’est passé est triste. Ce que j ai remarqué, c’est que ce sont les sécuritaires qui payent le prix du sang. Cet acte cible l’État, le pouvoir, le prestige de l’État et c’est les forces sécuritaires qui en payent le prix” a estimé Béji Caid Essebsi.

Selon lui, “le terrorisme est toujours présent, et au coeur de la capitale. Nous avions pensé avoir éradiqué le terrorisme dans les villes et qu’il était seulement présent dans les montagnes. Mais ce n’est pas le cas”.

Face aux messages que pourrait envoyer cet attentat à l’international après près de trois ans d’accalmie, le président de la République estime que “la violence est présente partout aujourd’hui, regardez aux États-Unis (...) mais celle-ci n’est pas dans notre culture” a-t-il rassuré.

Lundi, une jeune femme, âgée de 30 ans s’est faite exploser à l’avenue Habib Bourguiba, en plein centre-ville faisant neuf blessés dont 8 policiers.

La Tunisie n’avait plus connu d’attentat depuis le 24 novembre 2015, après qu’un kamikaze se soit fait explosé à l’intérieur d’un bus de la garde présidentielle.

 

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