ALGÉRIE
08/11/2014 13h:08 CET | Actualisé 08/11/2014 13h:19 CET

La chef de la diplomatie européenne: Jérusalem "doit être la capitale de deux États"

AFP

La chef de la diplomatie européenne Federica Mogherini a estimé samedi que Jérusalem devait "être la capitale de deux États" palestinien et israélien, au moment où la partie palestinienne de la Ville sainte annexée par Israël est en proie à des violences.

"Je pense que Jérusalem peut être et devrait être la capitale de deux États", a déclaré Mme Mogherini à Ramallah, en Cisjordanie occupée.

"Le défi est de montrer que Jérusalem peut être partagée en paix et dans le respect", a-t-elle ajouté.

Cette déclaration intervient alors que les tensions sont à leur comble à Jérusalem-Est, les Israéliens y poursuivant la colonisation, au grand dam des Palestiniens qui dénoncent également des provocations sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam.

"Ce n'est pas qu'une question israélo-palestinienne, il s'agit d'un problème global", a ajouté Mme Mogherini lors d'une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah durant laquelle elle a qualifié la colonisation israélienne d'"illégale" et d'"obstacle à une solution à deux États".

Le matin, elle avait plaidé depuis la bande de Gaza pour un État palestinien indépendant, alors que la direction palestinienne s'apprête à soumettre dans le courant du mois un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'ONU fixant un calendrier pour la fin de l'occupation et ouvrant la voie à un État dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est pour capitale.

Depuis plus de deux semaines, des affrontements opposent chaque jour à Jérusalem-Est des jeunes Palestiniens jetant des pierres et des pétards sur des policiers israéliens qui répliquent à coup de balles en caoutchouc, de grenades assourdissantes et de gaz lacrymogènes.

La Vieille ville, haut lieu touristique où se côtoient des pèlerins venus du monde entier pour visiter les lieux saints des trois religions monothéistes, est au cœur de toutes les tensions.

Elle a été gagnée par les violences lorsque des extrémistes juifs ont renforcé leur campagne pour réclamer un bouleversement du statu quo entériné en 1967 qui leur permet de se rendre sur l'esplanade des Mosquées qui surplombe le Mur des Lamentations sans toutefois avoir le droit d'y prier.

Ces militants ultra religieux ont récemment multiplié les visites sur le troisième lieu saint de l'islam, déclenchant des heurts avec les Palestiniens qui estiment répondre à une énième tentative de les évincer de Jérusalem-Est dont ils veulent faire la capitale de l'État auquel ils aspirent.

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