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03/12/2018 21h:00 CET | Actualisé 03/12/2018 21h:02 CET

Je ne veux pas changer le monde, je veux en profiter

PIXABAY

Il m’arrive parfois de me demander si les personnes constamment en réaction contre tout ce qui se passe dans leur vie et dans la vie des autres — je fais référence ici aux actualités et grands débats qui s’ensuivent — sont heureuses.

Arrivent-elles à trouver la paix d’esprit après avoir fait valoir leurs opinions, encore et encore, exprimant haut et fort leur mécontentement et, surtout, leur exaspération face à l’attitude plutôt effacée d’une population qui semble, a priori, s’en foutre carrément? Car on ne va pas se leurrer, les «contestataires» ont souvent tendance à penser qu’ils sont beaucoup plus informés et intelligents que ceux et celles qui se tiennent peinards.

Il est vrai que nos combats et nos débats ne sont pas tous les mêmes et, personnellement, je n’ai pas l’énergie ni le désir de ramener sur le métier à tisser toutes les situations qui me semblent un tant soit peu ne pas faire de sens.

 

Je ne sais pas pour vous, mais une vie, je n’en ai qu’une seule et j’ai l’intention d’en profiter le plus possible en me concentrant sur celle-ci.

La première raison en est fort simple: 90% du temps, je ne connais pas assez le dossier que je critique pour me prononcer réellement sur celui-ci. Pour ce faire, il faudrait que je puisse marcher dans les souliers de ceux que j’ai envie de flageller ou de ceux qui le vivent tout simplement et c’est quasi mission impossible. Alors, je me garde une petite gêne et, qui plus est, je garde mes opinions pour moi-même.

Je contribue probablement plus à l’évolution de la société que ceux qui choisissent de constamment descendre dans la rue pour revendiquer ou dénoncer, parce que moi, mon but dans la vie est de prêcher par l’exemple.

Et la deuxième raison qui est, à mon sens, la plus importante... Je ne sais pas pour vous, mais une vie, je n’en ai qu’une seule et j’ai l’intention d’en profiter le plus possible en me concentrant sur celle-ci. Si cela signifie que je doive être un peu égoïste et apprendre à me mêler de mes propres affaires, oui, je veux bien le faire.

En réalité, je contribue probablement encore plus à l’évolution de la société que ceux qui choisissent de constamment descendre dans la rue pour revendiquer ou dénoncer parce que moi, mon but dans la vie est de prêcher par l’exemple. Et l’exemple que je veux donner à nos enfants est que, oui, tout n’est pas parfait, mais tout vaut la peine d’être vécu.

Je crois qu’il est possible et parfois souhaitable de voir évoluer les choses, mais pas à coups de reproches, de jugements et de menaces. Pour qu’il soit durable, le changement doit d’abord se faire individuellement, chacun plongé dans sa tête et dans son cœur. Ses racines n’en seront alors que beaucoup plus profondes.

Vouloir changer les choses parce qu’on sent qu’on sera jugé si on ne le fait pas, ça n’est pas une bonne motivation et celle-ci risque de ne pas tenir la route.

Le jour où je quitterai cette Terre, je veux pouvoir me dire que, cette vie, je l’ai vécue du mieux que j’ai pu en appréciant chacune de ses couleurs et de ses nuances. C’est pourquoi je choisis de mettre mon attention sur tout ce qui est beau et grand dans ce monde, car, oui, il y a énormément de belles choses à voir quand on prend le temps de regarder avec son coeur.

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