TUNISIE
12/07/2018 12h:31 CET

"Je crois en l'OTAN", Donald Trump "très satisfait" de l'augmentation des dépenses militaires de ses alliés

“Il n’est pas nécessaire” de menacer de quitter l’institution pour convaincre les Alliés de dépenser plus pour leur défense

Yves Herman / Reuters

OTAN - Donald Trump quitte Bruxelles satisfait, après deux jours de tweets en lettre capitales et d’attaques frontales. “Je crois en l’Otan”, a-t-il ce jeudi 12 juillet en marge d’une réunion d’urgence et ce malgré ses critiques répétées sur le financement de l’Alliance pendant un sommet de deux jours à Bruxelles.

“Il n’est pas nécessaire” de menacer de quitter l’institution pour convaincre les Alliés de dépenser plus pour leur défense, comme il l’a encore réclamé ces derniers jours, a ajouté Donald Trump lors d’une conférence de presse. Il s’est d’ailleurs montré très satisfait des “immenses progrès” en matière de financement et estime que l’organisation est beaucoup plus forte qu’elle ne l’était “il y a deux jours.”

Il faut dire que Donald Trump a mis du coeur à l’ouvrage lors de ce sommet de l’OTAN, revenant à plusieurs reprises sur sa volonté de voir ses alliés augmenter leur participation financière. Lors d’une réunion consacrée à l’Ukraine et à la Géorgie, le président Américain “a profité de son temps de parole pour revenir sur la question” des dépenses militaires, a expliqué une source diplomatique. Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg “a donc convoqué une réunion”, a-t-elle ajouté.

 

Le président américain n’a eu de cesse de réclamer aux Européens, et à l’Allemagne en particulier, d’accroître leurs dépenses militaires afin de respecter leur engagement de les porter à 2% de leur PIB en 2024. Il a même suggéré, la veille, de les porter à terme à 4% de leur PIB.

Toujours selon une source diplomatique, Donald Trump a “désigné plusieurs pays, en particulier l’Allemagne” pendant cette réunion d’urgence tenue jeudi matin. Il avait déjà ciblé le pays outre-Rhin au premier jour du sommet, usant d’un “langage dur”, appelant la chancelière Merkel “Angela” et accusant son pays d’être “prisonnier” de la Russie pour ses approvisionnements en énergie.

15 États ciblés

Une quinzaine d’Etats membres, dont l’Allemagne, le Canada, l’Italie, la Belgique et l’Espagne, étaient sous les 1,4% du PIB en 2018. Ce qui a ulcéré le président américain, qui avait ensuite exigé, dans un tweet, que les Alliés portent leurs dépenses militaires à 2% “IMMEDIATEMENT”.

Donald Trump et Angela Merkel avaient eu l’occasion de faire retomber la pression au cours d’un tête-à-tête après la première séance de travail. Le président américain avait alors changé de ton, précisant à la presse avoir discuté du projet de doublement du gazoduc Nord Stream entre la Russie et l’Allemagne et se refusant à entrer dans les détails de l’entretien. Angela Merkel s’était dite “contente d’avoir eu l’occasion d’un échange de vues” avec le président américain. “Nous sommes des partenaires, nous sommes de bons partenaires et nous souhaitons continuer à coopérer à l’avenir”, a-t-elle simplement commenté.

Les Européens étaient prévenus de cette ambiance potentiellement explosive. Donald Trump avait en effet quitté Washington d’humeur belliqueuse, déclarant, avec le goût de la provocation qui est le sien, que sa rencontre avec son homologue russe Vladimir Poutine prévue pour lundi à Helsinki pourrait être “plus facile” que le sommet de l’Otan. Ce jeudi, il a qualifié le président russe de “concurrent” et non “ennemi.”

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