ALGÉRIE
21/07/2018 13h:38 CET

JAJ 2018: Des conditions d'accueil "indignes de la réputation de l'Algérie"

Capture decran

“Des conditions d’accueil qui ne sont pas dignes de la réputation du pays organisateur, l’Algérie”. La charge est brutale. Des membres de la délégation tunisienne prenant part aux Jeux Africains de la Jeunesse (JAJ) 2018, qui se déroulent du 18 au 28 juillet à Alger, ont fustigé des conditions d’accueil et d’hébergement “au-dessous du zéro”.

Le ministre de la Jeunesse et des Sports, Mohamed Hattab, se montrait rassurant mercredi 18 juillet 2018, lors de la cérémonie d’ouverture des JAJ-2018. “L’Algérie n’a eu de cesse de déployer tous les moyens nécessaires en vue d’assurer le confort et les meilleures conditions de séjour aux membres des délégations”, affirmait-il.

La réalité semble être tout autre si l’on croit les témoignages de membres de la délégation tunisienne, de Judo notamment. Ces moyens que “l’Algérie n’a eu de cesse de déployer selon M. Hattab”, restent insuffisants, voir “catastrophiques”.  

Pour rappel, plus de 4.500 personnes, dont 3.300 athlètes issus de 54 pays africains, prennent part à ces Jeux, qui se déroulent à Alger et Tipaza.

Interrogés par la télévision algérienne privée El Adjwaa (Vidéo ci-dessous) sur les conditions de leur accueil en Algérie durant ces Jeux africains de la jeunesse, deux membres de la délégation tunisienne ont dressé un constat sans appel.

“Les conditions ne sont pas dignes de l’Algérie. Si la nourriture est extraordinaire, l’hébergement est au-dessous du zéro”, fustige un membre de la fédération tunisienne de judo. 

Le même responsable a rajouté que “toutes les sélections qui participent aux JAJ ont le même problème: l’hébergement”. Il n’a pas non plus omis d’évoquer le transport, “qui reste problématique” et surtout, l’état des chambres et des sanitaires, “catastrophiques”, selon ses dires.

Il a ainsi rajouté qu’il “n’est pas convenable, au vu de la réputation de l’Algérie, que les athlètes soient hébergés (dans la cité universitaire) à Bab Ezzouar”. 

Un autre responsable a dressé le même constat à propos des conditions d’hébergement, “fatigantes”, se plaignant ainsi que les chambres “n’étaient pas prêtes” à accueillir les membres de la délégation.

Il a toutefois relativisé, affirmant que la délégation tunisienne “n’en veut pas à nos frères Algériens, dont la relation est plus grande que ces problèmes de chambres ... et de toilettes”.