ALGÉRIE
13/09/2019 15h:40 CET

Israël aurait espionné jusqu’à….Donald Trump

Ce n’est pas, toutefois, la première fois que l’Etat hébreu est accusé d’espionner son allié le plus loyal. En mai 2014, le magazine américain Newsweek s’est fait l’écho de rapports confidentiels selon lesquels l’espionnage israélien aux Etats-Unis a "dépassé les lignes rouges ".

The Washington Post via Getty Images
WASHINGTON, DC - SEPTEMBER 12 : President Donald J. Trump stops to talk to reporters and members of the media as he walks from the Oval Office to board Marine One on the South Lawn of the White House on Thursday, Sept 12, 2019 in Washington, DC. (Photo by Jabin Botsford/The Washington Post via Getty Images)

Un système permettant d’intercepter les communications a été installé par les services de renseignements israéliens près de la Maison-Blanche dans le but d’espionner Donald Trump et ses proches collaborateurs. C’est ce que rapportent aujourd’hui plusieurs médias, citant un article publié par journal d’information électronique Politico le 9 septembre dernier.

Selon Politico d’ex- responsables sécuritaires américains lui ont déclaré que d’après les conclusions d’enquêtes du FBI et d’autres agences de renseignements américains, le système d’espionnage découvert porte la marque d’agents israéliens.

Les autorités israéliennes ont démenti ces accusations assurant qu’elles ne menaient pas d’opérations d’espionnage aux Etats-Unis. Le ministre des Affaires étrangères Israël Katz a ainsi rappelé que les Etats-Unis et Israël partageaient beaucoup de renseignements. Le Premier ministre, Benyamin Netanyahou, de son côté, a renchéri : « J’ai une ligne directrice : pas d’espionnage aux Etats-Unis. Elle est respectée à la lettre, sans exceptions. »

Réaffirmant l’« excellence » des relations israélo-américaines, Donald Trump a déclaré, rapporte Politico, ne pas croire que les Israéliens espionnent les Américains : « Tout est possible mais je n’y crois pas », a-t-il commenté l’information publiée par ce journal.

 Tout est possible…

 En effet, tout est possible. Car ce n’est pas la première fois que de telles accusations sont portées aux Etats-Unis contre l’Etat hébreu.

En 1987, la justice américaine a condamné à la réclusion à perpétuité Jonathan Jay Pollard, un officier de la marine de guerre US convaincu d’espionnage au profit d’Israël. Il l’avait notamment renseigné sur les activités de renseignement américaines dans les pays du monde arabe.

Jonathan Jay Pollard n’a été libéré qu’en 2015 suite à de vastes campagnes de lobbying en sa faveur, organisées et soutenues par Israël, Etat dont il a obtenu la nationalité en 1995, alors qu’il était encore en détention.

Plus récemment, en août 2014, le magazine allemand Der Spiegel a publié des informations selon lesquelles les services secrets israéliens auraient espionné le secrétaire d’Etat américain John Kerry, interceptant ses conversations avec des responsables de l’autorité palestinienne.

En mai 2014, le magazine américain Newsweek s’est fait l’écho du dépit des responsables de la sécurité américains devant les faits récurrents d’espionnage israélien aux Etats-Unis. Il a évoqué des rapports confidentiels selon lesquels cet espionnage, s’effectuant sous différentes couvertures (missions commerciales, coopération dans le domaine de la défense) a « dépassé les lignes rouges ».