MAROC
23/07/2019 17h:02 CET

Israël a débuté la destruction controversée de logements en Cisjordanie

Des destructions condamnées par la communauté internationale.

Mussa Qawasma / Reuters

PROCHE-ORIENT - Lundi a débuté en Cisjordanie la destruction controversée de logements palestiniens par le gouvernement israélien. 

Des logements se situant au sud de Jérusalem, et dans lesquels résidaient une centaine de Palestiniens. Les destructions ont été justifiées par les Israéliens par le fait que les immeubles “se trouvent dans un périmètre de sécurité où la construction est interdite”, les habitations se trouvant près de la barrière de séparation entre Jérusalem et la Cisjordanie, explique France 24.

L’Autorité palestinienne, contrôlant la zone, affirme de son côté que ces démolitions ont pour motif d’éloigner le plus possible les Palestiniens de la zone et ”élargir les implantations israéliennes et les routes les reliant entre elles”, rapporte la même source.

Selon l’AFP, douze bâtiments auraient déjà été détruits.

Une action qualifiée de “crime de guerre et crime contre l’humanité” par le Premier ministre palestinien Mohammad Shtayyeh.

Sur Twitter, ce dernier a déclaré que le gouvernement palestinien assumerait “l’entière responsabilité envers les propriétaires des bâtiments démolis aujourd’hui à Sur Bahir, dans Jérusalem occupée”.

Une action largement condamnée par la communauté internationale. Ainsi la porte-parole de la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a appelé les Israéliens à mettre un terme “immédiatement” à ces destructions, qualifiant la politique de colonisation d’Israël d’“illégale au regard du droit international”, rapporte l’agence de presse française.

“La majorité des bâtiments sont situés dans les zones A et B de Cisjordanie où, selon les accords d’Oslo, toutes les questions civiles relèvent de la juridiction de l’Autorité palestinienne”, explique la porte-parole.

La France de son côté parle d’“un précédent dangereux, qui porte directement atteinte à la solution des deux États”, rapporte Le Monde.