TUNISIE
16/06/2019 15h:58 CET | Actualisé 16/06/2019 16h:00 CET

ISIE: L’utilisation de prétextes pour reporter les élections ne doit en aucun cas entraver le travail de l’instance

L'ISIE est prête pour les élections, selon le chargé de la Communication de l'instance.

NurPhoto via Getty Images

Adel Brinsi, membre de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE) chargé de la communication, a déclaré que l’utilisation, par certaine parties, des conditions économiques, sécuritaires et régionales comme prétexte pour reporter les élections législatives et présidentielle, ne devra, en aucun cas entraver le travail l’instance. Celle ci a déjà fixé un calendrier des principales échéances électorales conformément à la loi.

Joint dimanche par l’agence TAP, il a assuré que l’instance est prête pour les élections. D’ailleurs, a-t-il argué, la situation générale dans le pays n’est pas pire que celle de 2014. Brinsi a ajouté que le report ne doit avoir lieu qu’en cas de danger menaçant la paix et la stabilité du pays.

Il n’a toutefois pas nié l’existence de problèmes au sein des municipalités, estimant que si le phénomène de dissolution des conseils municipaux prend de l’ampleur, l’instance alors la décision idoine pour empêcher la déstabilisation du processus électoral législatif et présidentiel.

Sur le même sujet, Adel Brinsi considère que l’amendement de la loi électorale n’est pas “opportun” sur le plan moral et politique d’autant qu’il est inapproprié en termes de timing.

Samedi, l’ISIE a annoncé la fin de l’opération d’inscription dans le registre électoral pour les prochaines échéances.

Selon Anis Jarboui, membre de l’Instance Supérieure Indépendante des Elections (ISIE),  1 million 480 mille nouveaux inscrits ont été enregistrés pour participer aux prochaines élections. “Le nombre total d’électeurs inscrits pour les prochaines élections a dépassé les 7 millions (7 millions 200 mille)”, a déclaré Jarboui à l’agence TAP.

Concernant l’amendement de la loi électorale, il a indiqué que le l’ISIE avait reçu le 9 juillet 2018 le projet de loi organique portant amendement de la loi organique n° 16 de 2014 concernant le seuil électoral (Les listes n’ayant pas obtenu 5% des suffrages exprimés n’étant pas prises en compte dans l’attribution de sièges), mais elle a présenté fin octobre au Parlement sa proposition d’un seuil de 3%.

En ce qui concerne l’inclusion d’un nouveau article à la loi électorale stipulant que les candidatures aux élections devraient être présentées sous des conditions, ce qui a été interprété par certains comme étant des “conditions sur mesures et pour des considérations étroites” afin d’empêcher certaines personnes de se présenter aux élections, Jarboui a déclaré qu’aucune consultation n’avait eu lieu sur la question de l’amendement et de son contenu.

A cet égard, il a fait savoir que l’ISIE a adopté le guide du candidat la semaine dernière et entamera la semaine prochaine la formation des responsables chargés de recevoir ces candidatures. Il a souligné que ce guide spécifie que “l’instance garantit l’égalité de traitement de tous les électeurs et de tous les candidats qui participent aux élections et aux référendums”.

“Toute modification de la loi électorale compliquera la tâche de l’ISIE, car le délai imparti ne sera pas suffisant pour commencer le 22 juillet à recevoir les candidatures aux élections législatives, mais l’Instance, en tant qu’organe constitutionnel, est déterminée à appliquer la loi et la nouvelle loi électorale en cas d’amendement”, a-t-il affirmé.

La plénière de l’ARP, tenue jeudi pour discuter du projet d’amendement de la loi électorale et des référendums, n’a pas voté les propositions de modification du projet de loi, notamment la proposition visant à réduire le ratio conditionnel de financement public pour la campagne électorale de 5 à 3%, ainsi que la proposition de réduction du seuil de comptage des votes de 5 à 3%.

L’examen de la révision de la loi électorale et référendaire a été reporté à de nombreuses reprises en raison du rejet par un nombre important de députés de l’opposition des amendements proposés, ainsi que de l’incapacité des différents blocs lors des réunions consensuelles de trouver des solutions satisfaisantes pour toutes les parties.

 

 

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