MAROC
12/03/2019 13h:53 CET | Actualisé 12/03/2019 13h:58 CET

Invité sur le Plateau de RMC Sport, Faycal Fajr rend un hommage poignant à sa mère

"Elle était femme de ménage. J'avais horreur de voir ma mère se lever à 3h30 du matin"

Capture d'écran

SPORT - Invité de l’émission phare de RMC Sport “Le Vestiaire”, ce lundi 11 mars, l’international marocain Fayçal Fajr a rendu un bel hommage à sa mère qui travaillait comme femme de ménage pour subvenir aux besoins de sa famille. Avec une émotion palpable, le milieu de terrain caennais de 30 ans revient sur son parcours et sa relation avec sa famille et le Maroc.

“J’avais horreur de voir ma mère se lever à 3h30 du matin pour aller laver Renault à l’époque ou l’hôpital à Rouen. Elle était femme de ménage et je n’arrivais pas à rentrer à la maison. J’attendais qu’elle sorte (...) Même si je suis un fou du foot c’est ce qui m’a donné la force de réussir”.

“Ma mère ne regarde pas les matchs, elle regarde juste l’entrée des joueurs. Pour voir si je suis bien. Mais elle a toujours peur qu’il arrive quelque chose à son fils. Mon retour à Caen est aussi dicté par ça. Ma famille et surtout ma mère avaient besoin de moi. Après 4 ans en Espagne, j’estimais que c’était aussi le moment pour revenir vers eux”, poursuit le joueur.

L’équipe de l’émission a également pensé à montrer les protège-tibias du joueur, sur lesquels Fayçal Fajr a imprimé des images des membres de sa famille (ses deux parents sur l’un, ses 4 frères et sa sœur sur l’autre). “Je suis originaire de Rouen. Aujourd’hui mes parents vivent entre la France et le Maroc, à Ifrane sur les montages de l’Atlas”.

“C’est vraiment une relation fusionnelle. Je n’aime pas trop en parler mais les Marocains le savent, elle en a parlé, puis j’ai décidé d’en parler à mon tour. Je n’ai pas eu la chance de connaître mon frère qui est décédé à l’âge de 10 ans quelques semaines avant ma naissance. Elle était enceinte de moi, quand elle a perdu un fils. Nous avons donc toujours entretenu une relation particulière”.

L’international marocain est également revenu sur son expérience en Coupe du monde 2018, sous les couleurs du Maroc. “Tout le monde nous voyait remporter le match contre l’Iran et je l’ai encore en travers de la gorge”.

“J’ai pleuré en 98 quand le Maroc s’est fait éliminé... Aujourd’hui, je joue pour l’amour du football et pour l’amour de mon pays. J’ai toujours rêvé de rejoindre la sélection marocaine. Je n’ai jamais eu à choisir entre l’équipe nationale du Maroc et l’équipe de France, mais si j’avais eu ce choix, j’aurais choisi le Maroc”.