ALGÉRIE
02/02/2016 05h:18 CET | Actualisé 02/02/2016 07h:57 CET

Nouvel appel d'intellectuels de la diaspora et du pays contre l'article 51

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Dans une pétition initiée et publiée par le chercheur, sociologue et enseignant Ahmed Bensaada, des intellectuels algériens résidents à l'étranger, notamment au Canada, ont lancé hier, lundi 1 février un appel au Parlement, demandant "l’abrogation pure et simple de l’article 51" ce dimanche 07 février, lors d'une session sur le projet de loi de révision constitutionnelle. Dans cette même optique, des associations de la communauté algérienne établie en France ont dénoncé ce projet de révision constitutionnelle.

Dans cet appel, intitulé "Appel pour l'enchâssement, dans la constitution algérienne, d'une égalité réelle entre les citoyens algériens", ces intellectuels, enseignants et professeurs, cadres et chefs d'entreprises, entre autres, dénoncent la "flagrante contradiction" que constitue l'article 51 avec les autres lois de cette constitution et "son esprit".

Ils ont ainsi évoqué dans cette pétition l'article 24 Bis, qui dispose "l’Etat veille à la sauvegarde de l’identité des citoyens résidant à l’étranger, au renforcement de leurs liens avec la Nation, ainsi qu’à la mobilisation de leur contribution au développement de leur pays d’origine", ou l'article 29, stipulant que les "citoyens sont égaux devant la loi, sans que puisse prévaloir aucune discrimination pour cause de naissance, de race, de sexe, d’opinion ou de toute autre condition ou circonstance personnelle ou sociale".

Dans la même pétition, qui compte actuellement 38 signataires, dont Slim Othmani, Président de NCA Rouiba et du CARE, ces intellectuels ont aussi évoqué l'article 61, qui insiste sur le devoir de tout citoyen de protéger et sauvegarder la souveraineté du pays.

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Dépossession

Si l'avant-projet de révision de la constitution "représente une avancée considérable et louable" en matière de "consolidation de l'unité nationale", à travers l'officialisation de la langue Tamazight, les signataires de cette pétition déplorent "la flagrante contradiction" de l'article 51 avec les lois susnommées.

Cet appel souligne ainsi le caractère "discriminatoire" et "offensant" de ce texte envers la diaspora algérienne, de cette "régression" qui "dépossède" les Algériens résidents à l'étranger "de leur patriotisme".

"Etant convaincus que le principe d'égalité des citoyens devant la loi est un principe universel des droits fondamentaux de l'homme et qu’il doit être constitutionnellement enchâssé, nous demandons l’abrogation pure et simple de l’article 51", peut-on ainsi lire dans cette pétition.

Dans la même optique, des Associations de la communauté algérienne établie en France ont dénoncé hier, dans un manifeste, ce projet de révision constitutionnelle, qui exclut l'Algérie d'"une partie de ses richesses,de ses compétences, en somme, excluant une partie de son peuple".

Ces associations, à leur tête les "Algériens Des Deux Rives et leurs" (ADRA), ont ainsi demandé l'annulation de la révision de l'article 51 et les autres "articles similaires, anti-constitutionnels, discriminatoires et injustes".

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