ALGÉRIE
10/04/2019 17h:15 CET | Actualisé 10/04/2019 18h:23 CET

Installation de Abdelkader Bensalah à la tête de l’Etat : l’opposition demande son départ

RYAD KRAMDI via Getty Images

L’installation de Abdelkader Bensalah comme chef de l’Etat a fait réagir les partis de l’opposition. Le président du Mouvement pour la société de la paix (MSP), Abderzak Makri juge que “l’installation de M. Abdelkader Bensalah en qualité de chef de l’Etat est contre la volonté du peuple” et demande à ce que  “le mouvement populaire se poursuive jusqu’à ce que le nouveau chef d’Etat démissionne de son poste”.

Pour le patron du MSP, la solution  réside dans l’application de mesures politiques à travers le dialogue qui aboutira à l’installation d’une personnalité acceptée par le peuple. A cet égard, il a jugé que l’organisation des élections avant la réalisation des réformes était “comme un dédain vis-à-vis du peuple algérien”.

Dans une déclaration à la presse, M. Benflis a réaffirmé que l’application de l’article 102 « n’aboutira pas à l’apaisement des esprits notamment dans la conjoncture actuelle, et ne rapprochera pas le pays d’une sortie de crise ». Sur sa page Facebook, Mohcine Belabbes du RCD a réagi à l’installation de Abdelkader Bensalah à la tête de l’Etat. M Belabbas comparant cette installation à “un troisième coup d’Etat contre la volonté populaire”.

Dans un communiqué,  le Front de la Justice et développement (FJD)  a fait part de son rejet de l’installation de M. Bensalah au poste de Chef de l’Etat, l’estimant comme “un des symboles du système dont le peuple a demandé l’exclusion de la scène politique”.

Le parti des Travailleurs (PT) a fait part , dans un communiqué, de sa conviction que “seule une assemblée constituante nationale souveraine composée de représentants réels mandatés par les différentes franges du peuple algérien et concrétisant son unité, est habilitée à définir la forme et la composante des institutions et du système démocratique qui garantissent l’ensemble des aspirations de la majorité écrasante”.

Le Front des forces socialistes (FFS) a pour sa part exprimé son rejet catégorique de l’installation de M. Bensalah à la tête de l’Etat, qualifiant cette démarche de “désignation arrogante et affligeante”.