ALGÉRIE
13/06/2019 16h:22 CET | Actualisé 13/06/2019 16h:23 CET

"Inquiétude" et "préoccupation" des pays voisins de la Libye

MAHMUD TURKIA via Getty Images

Lors de la réunion ministérielle tripartie sur la Libye tenue à Tunis et à laquelle prenaient part les ministres des Affaires étrangères de l’Algérie, de la Tunisie, et de l’Egypte, les trois chefs de la diplomatie ont fait part de leur profondes “inquiétude” et “préoccupation” concernant la situation dans ce pays, et ont réaffirmé « leur engagement à œuvrer ensemble pour rapprocher les points de vue des parties libyennes et les convaincre de décréter un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel”, avant de lancer un appel aux parties pour qu’elles épargnent au peuple libyen frère davantage de souffrances et à faire prévaloir l’intérêt suprême de la Libye.

Affirmant qu’aucune solution militaire ne peut être envisagée pour la crise libyenne, les ministres ont mis l’accent sur l’impérative préservation du processus politique et de la nécessité de l’appuyer comme seule voie à même de régler la crise dans ce pays sous l’égide de l’Organisation des Nations-Unis (ONU), à travers sa mission en Libye, et ce conformément aux dispositions de l’accord politique et en application de l’ensemble des éléments du Plan onusien adopté, le 10 octobre 2017, par le Conseil de sécurité.

D’autre part, les trois ministres des AE, Sabri Boukadoum, Khemaies Jhinaoui et Sameh Choukri, ont réitéré leur rejet total de toute ingérence étrangère dans les affaires internes de la Libye, et condamné la poursuite du flux d’armes vers la Libye. Les ministres ont convenu de se revoir à Alger, sans arrêter de date pour la rencontre.