17/12/2015 12h:18 CET | Actualisé 17/12/2015 12h:18 CET

Les industries chimiques: Le ministre de l'Industrie annonce le lancement de deux écosystèmes

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Le principal objectif de ces deux écosystèmes: créer au total 33.000 emplois d'ici 2020.

INDUSTRIE - Des écosystèmes générateurs d’emplois. C’est la promesse faite ce jeudi 17 décembre à Rabat par le ministre de l'Industrie, du commerce, de l'investissement et de l'économie numérique, Moulay Hafid El Alamy, à l’occasion du lancement de deux écosystèmes dans le domaine des industries chimiques hors phosphates. Objectif? Créer 12.430 nouveaux emplois directs stables et 20.570 emplois indirects d’ici 2020 tout en générant un chiffre d'affaires additionnel de 14,6 milliards de dirhams.

Ces deux premiers écosystèmes, qui n'englobent pas les activités de l'Office chérifien des phosphates (OCP), espèrent donner une impulsion aux domaines de la chimie verte et la chimie organique.

Une disposition qui permettra de "générer une valeur ajoutée additionnelle de 3,8 milliards de dirhams et un chiffre d'affaires à l'export additionnel de 9,8 milliards de dirhams", a fait savoir le ministre.

Issus d’un partenariat public-privé, deux contrats de performance spécifiques à chacune des deux filières et un contrat de mesures transverses ont été signés par Moulay Hafid El Alamy, Mohammed Boussaid, ministre de l'Economie et des finances et Abdelkbir Moutawakkil, président de la Fédération de la chimie et de la parachimie (FCP).

L'accompagnement prévu pour les acteurs des écosystèmes comprend également un investissement à un taux variant entre 15 et 30% du montant global investi, à travers le Fonds de Développement Industriel (FDI).

L’industrie chimique hors phosphate prend du poids

Le secteur de l’industrie chimique enregistre actuellement "un chiffre d'affaires de 21 milliards de dirhams (MMDH), soit 5% du chiffre d'affaires industriel", selon Moulay Hafid El Alamy. Une activité qui recrute "plus de 15.500 personnes avec des emplois à productivité élevée, estimée à 1,3 milliards de dirhams de chiffre d'affaires en moyenne par employé".

Principalement concentrée sur des filières très diversifiées de la chimie de spécialité, l’industrie chimique "se trouve fortement liée, en amont ou en aval, à d'autres activités économiques comme l'agriculture, la santé et le BTP", ajoute le ministre.

Palier les lacunes de l’industrie chimique

Le lancement de ces écosystèmes compte répondre à l'impératif de combler certaines carences du secteur de la chimie hors phosphates, telles que le déficit des échanges commerciaux, estimé à 24,5 milliards de dirhams, la dispersion de ses activités majoritairement assurées par des PME et l'inégale participation de ses entreprises à la création de valeur ajoutée, a enfin relevé Moulay Hafid El Alamy.

L'écosystème "Chimie verte", qui se positionne en aval du Plan Maroc Vert initié en 2008, devrait permettre de répondre aux défis de compétitivité auxquels font face les acteurs de l’industrie chimique, parmi lesquels la faible qualité et l'irrégularité d'approvisionnement en ressources végétales et la dépendance vis-à-vis des importations. "Ces écosystèmes lancés vont avoir des retombées importantes, surtout en termes de création d'emplois et de baisse du déficit de la balance commerciale", a quant à lui souligné Mohammed Boussaid.

Alors que les réglementations en matière d'usage d'additifs de synthèse sont de plus en plus restrictives et que le marché mondial de produits naturels est en pleine expansion (plus 10% depuis 2010), la structuration de la filière "Chimie verte" en écosystème performant semble constituer "une véritable opportunité pour ses entreprises".

De son côté, la filière "Chimie organique" bénéficiera d’un "précieux écosystème qui contribuera à l'éradication des carences qui pèsent encore sur ses activités, dont le coût des matières premières et les pratiques de dumping".

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