08/04/2019 11h:09 CET | Actualisé 08/04/2019 11h:09 CET

Industrie nationale: Plus de 400.000 emplois créés entre 2014 et 2018

Le secteur de l’automobile enregistre la plus forte création d’emplois.

FADEL SENNA via Getty Images
Des employés travaillent sur une chaîne de montage de voitures à l'usine d'assemblage de voitures Renault-Nissan Tanger à Melloussa, le 12 mars 2018.

EMPLOI - L’industrie nationale a créé 405.496 nouveaux emplois entre 2014 et 2018, soit près de 81% de l’objectif fixé par le plan d’accélération industrielle (PAI 2014-2020), a annoncé le ministère de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique.

49% de ces emplois sont occupés par des femmes et plus de 21% des créations sont le fait d’entreprises mises en place suite au lancement du PAI, précise le ministère dans un communiqué sur sa récente étude réalisée sur la base des données recueillies auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

L’industrie automobile en tête

L’étude fait également ressortir que le secteur de l’automobile enregistre la plus forte création d’emplois (116.611 postes, soit 28,8% du total des créations) entre 2014 et 2018, suivi du textile avec 79.300 emplois créés (19,6%), de l’offshoring (69.932 ou 17%), de l’agroalimentaire (63.198 ou 15,6%), de l’industrie métallurgique et mécanique (19.776 ou 5%), de l’industrie des matériaux de construction (11.302) et de l’aéronautique (8.636).

Parallèlement, les résultats de l’étude révèlent des performances analogues à l’export, puisque les exportations marocaines sont passées de 161 milliards de dirhams en 2013 à 240 milliards de dirhams en 2018, soit une hausse de 50% en cinq ans.

Développement de la formation professionnelle

Selon le ministère, la feuille de route sur le développement du secteur de la formation professionnelle présentée jeudi 4 avril devant le roi Mohammed VI, qui dotera les douze régions du royaume de Cités des métiers et des compétences, “permettra de répondre à un besoin croissant en profils ciblés dans les filières industrielles”.

Ces nouvelles cités, qui visent à favoriser l’insertion des jeunes dans la vie active, proposeront des formations répondant “aux spécificités et aux potentialités de chaque région, à la fois dans les métiers liés aux domaines d’activités porteurs de l’écosystème dans lequel elles s’implanteront, mais aussi dans les métiers du futur tels que le digital-offshoring”, avait expliqué, le ministre de l’Éducation nationale et de la formation professionnelle, Saaïd Amzazi.