ALGÉRIE
24/02/2019 15h:46 CET | Actualisé 24/02/2019 15h:49 CET

Impasse sur les manifs anti 5e mandat: les journalistes de la radio indignés

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L’impasse sur la couverture médiatique des manifestations du 22 février décidée par les responsables de la radio nationale ne passe pas. Les différentes rédactions grondent et font connaitre leur opposition à cette façon d’exercer leur métier.

Le syndicat des journalistes de la radio nationale a interpellé ce 24 février, dans une déclaration rendue publique sur les réseaux sociaux, le dg de la radio Chaabane Lounakel, sur le journalisme qu’on leur impose.

Dans un texte titré “Des journalistes étatiques ou de service public, quels journalistes sommes-nous?”, les journaliste de la radio nationale toutes chaînes confondues, ont “témoigné de la non neutralité dans le traitement de l’information aux sein de leurs rédactions”. Qualifiant leur quotidien professionnel d’enfer, les signataires de l’appel affirment “refuser le traitement exceptionnel dérogatoire imposé par la hiérarchie au profit du président de l’alliance présidentielle et restrictif quand il s’agit de l’opposition”.

Déclaration radio

 Les journalistes de la radio nationale rappellent que leur médias “appartiennent à tous les Algériens”. La radio, soulignent-ils, “est un médias dans lequel chaque Algérien doit pouvoir s’identifier. Notre de voir est de les informer”.

Revendiquant leur neutralité dans le traitement de l’information et insistant sur la tension qui règne au niveau des rédactions de la radio nationale, ils rappellent “nous sommes le service public pas des journalistes étatiques”.  

Les journalistes ne se contentent pas de ce courrier adressé à leur direction. Un sit-in sera organisé mardi à 13h30 au niveau de la radio nationale. 

Depuis vendredi, jour des manifestations grandioses sur tout le territoire national, la rédaction de la chaine 3 vit des journées houleuses.

Les journalistes dénoncent le black-out imposé par la hiérarchie. Meriem Abdou, journaliste de la chaine et présentatrice de l’une de ses émission-phares avait claqué la porte de l’encadrement. Elle a rendu public sa démission de la rédaction en chef en signe de protestation contre le non professionnalisme imposé.