TUNISIE
25/12/2018 11h:54 CET | Actualisé 25/12/2018 11h:55 CET

Immolation d'Abdelrazak Zergui: Le SNJT fait porter la responsabilité à l'État

La possibilité d'une grève générale dans le secteur n'est pas exclue.

NurPhoto via Getty Images

Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) a fait porter, mardi, l’immolation du journaliste Abdelrazak Zergui survenu lundi à Kasserine, aux autorités tunisiennes.

Dans un communiqué, le SNJT pointe du doigt le rôle de l’État qui “a contribué à faire du secteur des médias, un foyer d’argent sale et suspect, qui sert certains intérêts, et ce sans vérifier leur conformité avec les lois du travail et les réglementations en vigueur, ce qui nuit aux moyens de subsistance des journalistes”.

Le Syndicat a également mis en garde les propriétaires des différentes institutions de presse sur le respect du droit du travail et de leurs obligations dans la protection des droits des journalistes, notamment en matière de couverture sociale et sanitaire, appelant le ministère des Affaires sociales à jouer son rôle dans le contrôle du respect des lois.

 

Dans une déclaration accordée à la radio Mosaïque, le président du Syndicat National des Journalistes Tunisiens, Néji Bghouri, a également évoqué la possibilité d’organiser une grève générale dans le secteur de la presse le 14 janvier prochain et ce afin de protester contre les conditions de vie précaires des journalistes.

Lundi, Abdelrazak Zergui, journaliste pour une chaine privée à Kasserine s’est immolé par le feu, afin de protester contre la précarité et le fort chômage touchant la région.

 

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