ALGÉRIE
19/01/2019 15h:12 CET | Actualisé 19/01/2019 17h:44 CET

Immigration clandestine : le ministère de l'Intérieur met à l'index "le traitement médiatique inconvenant"

Le document a rappelé que "dès l'apparition des premiers cas de harga dans les années 2000, les pouvoirs publics se sont attelés à travers une batterie de mesures, à faire face à ce phénomène en vue de la contenir

RanieriMeloni via Getty Images

Les médias traiterait de la phénomène de la harga de manière inconvenante, selon le ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire. Dans un document rendu public ce 19 janvier à l’occasion du forum national sur le phénomène de “harraga”, les rédacteurs du document publié par le département de Bedoui estiment que ce qui a rendu cette situation “plus complexe”, c’est le traitement qui lui a été réservé.

Pour le ministère de l’Intérieur,  sa “large” exploitation par les réseaux sociaux et son traitement “inconvenant” par les médias dans certains cas, au point ou ce sujet est devenu synonyme “de démoralisation et d’incitation à l’acte, ce qui n’a pas manqué de nuire à l’image de notre pays à l’étranger”.

Louant les efforts consentis par les différents services de sécurité, le département Bedoui estime la prise en charge de ce phénomène par l’Etat n’est pas valorisée. 

Le ministère a indiqué, en ce sens, que les efforts des pouvoirs publics, “nécessitant valorisation et soutien, rencontrent de nombreuses difficultés, rendant contraignante la réalisation des objectifs tracés pour Le traitement de ce phénomène.

L’étendue sur plus de 1.200 Km de notre bande côtière au relief difficile nécessite, selon le même document, la mobilisation d’énormes moyens pour sa couverture. Les rédacteurs du texte n’hésitent pas à pointer du doigt “le rôle négatif joué par certaines parties qui adoptent une position de spectateur, et qui par moment, poussent nos jeunes, volontairement ou involontairement, vers cette aventure aux conséquences désastreuses”.

Pour le département de M. Bedoui, un “véritable succès” dans la lutte contre ce phénomène ne sera possible qu’”à travers la conjugaison des efforts” de tous les acteurs et la participation de toutes les parties, dont la société civile.