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14/08/2018 08h:52 CET | Actualisé 14/08/2018 09h:00 CET

Il n’y aura pas de 5e mandat ? Juste une survie du régime …

BENJAMIN FRANKLIN PERE DE LA DEMOCRATIE ELECTORALE AMERICAINE

Le dey d’Alger aurait dû, en 1785, capturer Benjamin Franklin alors qu’il assurait la mission d’ambassadeur des USA en France. C’était, déjà, le conseil du consul britannique à Alger, un conseil chuchoté dans l’oreille d’un dey uniquement obnubilé par le Kaftan et les bagues. Mais pourquoi Benjamin Franklin précisément ?

L’homme pouvait nous servir pour perfectionner le sens de la morale et de l’équité et nous guérir de la pathologie de “l’homme providentiel”. Benjamin Franklin est un père fondateur des Etats-Unis, architecte des égalités des chances et idéologue de la démocratie électorale.

Hélas ! Point de chances, nous sommes, après tant d’années-lumières, le fief de l’inégalité, de la tricherie morale et de l’injustice. Et nul ne peut nier que lors des prochaines élections présidentielles de 2019, les chances des partis ou des personnes pondus par la galaxie de la rente, seront plus avantageuses, énormes même, comparativement aux autres.

En toute évidence c’est ce qui constitue en partie, la grave problématique dans la république Algérienne héritée par ceux qui ne cessent, sans la moindre décence, de donner des leçons aux États-Unis, “un pays impérialiste”, mais grâce à sa doctrine de “equal opportunity”, impose chaque jour au monde, le temps de la recréation comme celui de l’entrée en classe.

Pourtant ce sont ces mêmes États-Unis qui, faut-il le rappeler, avaient, depuis Benjamin Franklin (1706-1790), réglé la question des de la bonne marque des chances, au point où Tahar un Algérien, arrivé à Chicago en 1962, est devenu en 1966 un citoyen américain ayant le droit comme Trump, d’être électeur et élu. Juste 4 années … Qui dit mieux... ? 

Dans un pays fort de sa démocratie électorale, on a tout le temps dénoncé, à travers les rapports annuels du département d’État, les divers manquements à ce qu’on qualifie de “valeur“ incontournable, cette règle élémentaire qui donne la même chance à tous, et place tous les citoyens sur le même pied d’égalité.

En vain, l’Algérie un exemple auquel s’associe presque tous les pays musulmans, se présente encore comme une marque de référence en matière d’injustice entre ses citoyens et un modèle du comportement déloyal lors des élections, et c’est pour cela que les États-Unis comme l’ensemble du monde occidental, se sont vu obligés de s’imposer un modèle de relation, charriant en réalité, tout ce qu’il y a de contraire à la confiance mutuelle.

A vrai dire la devise s’imagine de cette maniere : Vous êtes des menteurs, des fraudeurs et des tricheurs, on ne vous fait pas confiance, pas plus simple que ça. Pour étayer nos dires, nous avons une belle référence de la relation Trump-pays arabes tout un mépris affiché, par le président américain, l’homme les écrasant chaque jour, au point où ses jugements arrivent des fois, à saborder tout entendement.

Voila ce qui explique aussi la mise sous surveillance, voire sous tutelle de tous les états MENA* et musulmans, une humanité d’un milliard 600 millions de personnes continuellement acculée à coup de résolutions dans la mesure où elle est concernée par 85% des affaires traitées aux Nations Unies comme au conseil de sécurité.

Mais à part ces régimes dictatoriaux, faut-t- il dire qu’à travers cette donne, se dégage une vérité, celle d’un monde malade auquel se lie l’Algérie … des sociétés triplement frappées par une régression politique, sociale, et économique.

Un petite réponse s’est trouvée déjà depuis quelques années chez un Ténor comme L.H. Thomas spécialiste au sein du Carnegie Endowment For International Peace lequel est allé lors de l’une de ses dissertations au fond de certains détails après avoir séjourné au Koweït en Égypte et au Maroc.

Il considère que les crises économiques ont fait à ce que les pays musulmans agressent leurs propres valeurs religieuses. Une dualité tout à fait particulière caractérisant les paroles et les actes, dualité frisant la pure hypocrisie.

Il cite: “En prenant plusieurs Taxis au Caire, je me suis fait laisser arnaquer à maintes reprises. J’avais déjà une idée combien coûtaient mes courses, mais j’ai joué le naïf. Vous pouvez dire que cela pourrait être aussi le cas à Athènes ou à Rome, mais la spécificité musulmane est que sur les sept chauffeurs avec qui j’avais eu des discussions, six m’avaient entraîné dans un débat religieux où se rapportant à la morale religieuse, parlant souvent de l‘honnêteté.

A la fin de la course, je me suis vu spolié de quelques lires de plus. Je pense que le chauffeur de taxi n’est qu’une image réduite d’un ministre ou d’une quelconque autorité.

Mes séries de voyages me permettent aujourd’hui de dire que d’une part, il existe une présence très affirmée d’une culture et une morale religieuse qui se manifeste même dans le simple fait de se saluer, à la limite d’un enseignement quotidien, la où on vénère Dieu en avertissant, à satiété , sur les méfait du “Haram , mais d’autres part , on ne cesse de pratiquer ce Haram à grande échelle et à large fréquence.

Malheureusement, Il s’agit d’un discours moralisateur, s’adressant à l’individu, s’évaporant après quelques minutes, car l’individu se trouve comme emporté par le flot des maux qui rongent la société.

Je pense que la source de ces “mouharamates”, vol, corruption, mensonges, injustice, népotisme et clientélisme provient de ce Haram politique des régimes et de ses commettants, une école corruptrice ne pouvant être ébranlée que par le renforcement de la pratique électorale qui consolidera le rôle du contre pouvoir.

Il s’agit, certes, d’un exercice périlleux nécessitant les moyens, la patience et la persévérance, mais il ne faut pas baisser les bras”. Fin de citation.

Aujourd’hui pour acculer un régime corrompu, les raisons politiques qui peuvent justifier le boycott électoral en Algérie ou dans d’autres pays du MENA * , restent difficiles à vendre aux USA. Les américains insistent beaucoup sur une vie démocratique saine et multiplient ces dernières années les directives.

Libres de la pression énergétique, c’est comme s’ils avertissent que la bonne coopération en matière d’hydrocarbures ne suffit pas pour continuer à “beurrer la tartine” et que les USA tiennent énormément à ce que soit continuellement opéré un véritable toilettage démocratique intérieur afin de retrouver l’équilibre de la pratique politique …

Cinquième mandat compromis ! Possible et depuis déjà une année, car l’Algérie n’est pas dans la même situation financière pour corrompre surtout, et à la gabonaise, la succursale lobbyiste parisienne, sa sortie de secours .Très affaiblie diplomatiquement avec des argumentaires chancelants et vermoulus , elle risque de se faire humilier, un jour, par une instruction.

Mais attention aussi, le régime Algérien c’est toute une combinaison de feinte et de filouterie, rural de pensée comme la paysannerie de Mao Tsé-toung , qui a aussi sa ruse celle de continuer soit à crier au feu soit au loup … Entre le feu et le loup, la marge de manœuvre est grande, ce qui tend à dire que le pouvoir rentier et antinational peut sauver sa cohésion en délaissant le cinquième mandat … Bien entendu dans une société ankylosée où le réflexe politique est presque en inertie.

Et comme pour démontrer leur attachement aux principes de leur idole Benjamin Franklin, Les États-Unis affichent de plus en plus une intransigeance quant à l’inviolabilité de la démocratie électorale, et ce, en envoyant leurs hauts fonctionnaires faire le débat préliminaire dans quelques capitales .

Dans l’entourage de ce même Trump, via corridor du département d’Etat, on déclare candidement que parmi les facteurs de tensions et de frustration rangeant les sociétés musulmanes, nord africaines et arabes particulièrement , se dresse ce déséquilibre dangereux de la pratique démocratique, et surtout son corollaire la démocratie électorale .

Question de sémantique, en somme, mais enfin allons nous voir les USA casser une fois pour toute le credo traditionnel avec notre pays, pour dire une fois pour toute, ce qu’ils gardent dans leurs tiroirs de memos.

Tentations dictatoriales du régime Algérien où on parle d’un monde “horrible “ de manipulation de l’électorat. “La démocratie Algérienne est une mascarade cynique. A chaque rendez vous électoral c’est la machine de la manipulation et de la fraude qui se met en place mettant des embûches dans les rangs de l’opposition, pendant que des électeurs s’ils ne sont pas soudoyés, font l’objet de menace d’ un retour à la décennie noire …. Grosso modo tout ira bien quand le candidat de la corruption passe come une lettre à la poste ...”.

 

* MENA ( Middle East and North Africa )

Correction formulation et commentaire zouaimia@usa.com