TUNISIE
19/12/2018 17h:07 CET

Ifop: La majorité des Parisien(ne)s ne veulent pas d'un partenaire maghrébin ou oriental

L’enquête, réalisée en partenariat avec le site de rencontre Cam4, s’étale sur un tabou en France, en l’occurrence, le poids du déterminant raciale ou ethnique dans la composition des couples à Paris.

monkeybusinessimages via Getty Images

51% des Parisien(ne)s rejetteraient un(e) partenaire d’origine maghrébine ou orientale, ce taux augmente à 57% concernant les hommes subsahariens, et à 44% concernant les personnes de l’Asie du Sud Est. C’est ce qui ressort de l’enquête sur la vie sexuelle et conjugale des Parisiens publiée, le 17 décembre, par l’institut de sondage l’Ifop. 

L’enquête, réalisée en partenariat avec le site de rencontre Cam4, s’étale sur un tabou en France, en l’occurrence, le poids du déterminant raciale ou ethnique dans la composition des couples à Paris. 

Lieu de métissage culturel, la capitale française n’est pourtant pas plus ouverte quand il s’agit de vie amoureuse. 

Le sondage a concerné un échantillon de  2000 Parisien(ne)s. Les questionnaires ont été orientés sur les origines ethniques mais aussi territoriales. En la matière, 28% des Parisiens refuseraient un partenaire originaire de la banlieue populaire, Seine-Saint-Denis. 

Les femmes se montrent plus sensibles à ces facteurs socio-culturels.Parmi les Parisien(ne) s 51% refuseraient de se mettre en couple avec un(e) partenaire d’origine maghrébine ou orientale,44% sont des hommes contre 57 % des femmes. Idem concernant la Seine-Saint-Denis, 31% des Parisiennes (contre 28% des Parisiens) refuseraient d’être en couple avec une personne issue de cette zone. 

Pour le directeur de l’enquête François Kraus, la logique endogamique prévaut quand il s’agit de choisir son partenaire. La religion et la culture du conjoint sont importants pour le choix du conjoint. 

“Le premier critère de choix déclaré (59%) du conjoint à Paris renvoie aux manières et à l’éducation mais cet élément va bien au-delà des bonnes manières ou du respect des règles de politesse. Cette notion inclut le partage d’une vision de la vie et de la société, de la manière d’éduquer ses enfants. Tout cela implique un certain consensus socio-culturel”, explique-t-il. 

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