MAROC
29/07/2018 10h:04 CET

Icône de la cause palestinienne, Ahed Tamimi est enfin libre

L'adolescente avait été arrêté le 19 décembre 2017.

ABBAS MOMANI via Getty Images

PALESTINE - Symbole de la lutte contre l’occupation israélienne, la jeune palestinienne Ahed Tamimi a été libérée ce dimanche 29 juillet, après avoir purgé huit mois en prison pour avoir giflé deux soldats israéliens.

L’adolescente de 17 ans et sa mère, également incarcérée pour avoir filmé la scène, ont été transférées par les autorités israéliennes depuis leur prison jusqu’à un point de contrôle menant à la Cisjordanie, a indiqué le porte-parole de la prison israélienne.

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La jeune fille aux longues boucles dorées a été accueillie par la foule ce matin près de sa maison dans le village de Nabi Saleh, en Cisjordanie occupée. Elle avait été arrêtée le 19 décembre 2017, quelques jours après avoir été filmée dans une vidéo devenue virale sur internet.

Les images montraient Ahed alors âgée de 16 ans, en train de s’approcher avec sa cousine Nour Tamimi de deux soldats israéliens dans la cour de sa maison à Nabi Saleh, un village du territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans. Les deux jeunes filles leur demandent de quitter les lieux puis leur donnent des coups de pied et de poing et des gifles.

Ahed Tamimi a été condamnée à huit mois de prison le 21 mars dernier, à l’issue d’un accord de “plaider coupable”. 

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Pour les partisans de la cause palestinienne, Ahed Tamimi est un exemple de courage face aux abus israéliens dans les territoires palestiniens occupés. Cette semaine, un portrait géant de l’adolescente a même été peint par l’artiste de rue italien Jorit Agoch, sur le mur de séparation construit par Israël en Cisjordanie.

Incarcérée à l’âge de 16 ans, le cas d’Ahed tamimi n’est pas un cas isolé. “Ahed Tamimi va être libérée, mais des centaines d’enfants palestiniens restent derrière les barreaux et ne bénéficient d’aucune attention”, soulignait Omar Shakir, directeur de l’ONG Human Rights Watch en Israël, dénonçant des “mauvais traitements endémiques” pour les mineurs dans ce système.

Anadolu Agency via Getty Images