MAROC
15/01/2019 10h:35 CET

Hooliganisme: 14 individus arrêtés en marge de la rencontre KACM-OCS

14 éléments de la gendarmerie royale ont été blessés et 1200 sièges ont été arrachés.

HOOLIGANISME - Au Maroc, le hooliganisme n’est pas mort. Il semble même au contraire avoir repris des forces. Le bilan après le match ayant opposé le Kawkab Athlétique Club de Marrakech (KACM) et l’Olympique Club de Safi (OCS) est alarmant. 14 personnes, appartenant aux Ultras Safiots “Ultras Sharks” ont été arrêtés, rapporte le quotidien Assabah dans son édition de ce mardi 15 janvier.

Les accusés seront présentés à la justice pour hooliganisme, destruction d’une infrastructure sportive d’utilité publique, violence sur agents de l’État lors de l’exercice de leurs fonctions et destruction de biens publics.

Le journal Assabah précise que 14 éléments de la gendarmerie royale ont été blessés suite à ces actes de vandalisme. 1200 sièges ont par ailleurs été arrachés, tandis que plusieurs annexes du stade ont été endommagées. Le coût des dégâts est estimé à quelque 360.000 dirhams, précise la même source.

Les pseudo-supporters de l’OCS ont aussi déployé des banderoles insultantes et racistes envers les supporters du KACM et jeté des fumigènes aux abords de la pelouse, même si leur club est sorti vainqueur de la rencontre. Des actes qui renouvellent la question, soulignent nos confrères d’Assabah, du contrôle dont les supporters devraient faire l’objet lors de leur accès au stade.

“Il faut arrêter d’imputer la responsabilité aux ultras”, plaider de son côté Abderrahim Bourkia, journaliste, sociologue, membre du Centre marocain des sciences sociales (CM2S) interrogé par le HuffPost Maroc. “On ne peut s’attaquer à la violence urbaine (dans les stades ou autres) que d’une manière rationnelle, travailler d’abord pour une justice sociale, un accès large à l’éducation, aux activités sportives et à la culture. C’est un projet pour construire une société solide et un investissement gagnant/gagnant pour notre jeunesse et notre pays”, plaidait-il dans cet entretien.