MAROC
01/05/2018 11h:19 CET | Actualisé 01/05/2018 11h:23 CET

Paris: Hommage à Brahim Bouarram, Marocain assassiné le 1er mai 1995 par des militants de l'extrême droite française

Au nom d'Emmanuel Macron, une cérémonie tenue en présence de la famille et des proches du Marocain jeté dans la Seine il y a 23 ans.

Twitter/Benjamin Griveaux

COMMÉMORATION - Une cérémonie tenue à Paris ce mardi matin a rendu hommage à la mémoire du Marocain Brahim Bouarram, mort noyé il y a 23 ans, jour pour jour, dans la Seine après y avoir été projeté du haut d’un pont par des militants d’extrême-droite. 

Au côté de Anne Hidalgo, maire de Paris, Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, était présent pour honorer “au nom du président Emmanuel Macron” la mémoire du Marocain, en présence de la famille et des proches de ce dernier. 

Le jeune marocain, âgé alors de 29 ans, avait été jeté le 1er mai 1995 dans les eaux du fleuve traversant la capitale française du haut du pont du Carrousel par des individus qui participaient à un défilé organisé par le Front national (FN), parti d’extrême-droite français, à l’occasion de la fête du travail. 

Lors d’une cérémonie empreinte d’émotion, Mme Hidalgo a déposé une gerbe de fleurs aux couleurs de la ville de Paris à la mémoire du défunt sur le lieu même où l’assassinat avait été commis.

La disparition de Brahim Bouarram avait suscité beaucoup d’émoi en France et avait été suivi de nombreuses manifestations populaires contre le racisme et la xénophobie. L’année dernière, alors encore candidat à la présidentielle française, Emmanuel Macron avait également rendu un hommage au Marocain disparu en 1995. 

L’accusé principal, 19 ans au moment des faits, écopera de huit ans de prison ferme en 1998, une peine prononcée par la Cour d’assises de Paris. Poursuivis pour non-assistance à personne en danger, trois autres militants du FN avaient été condamnés à un an de prison ferme. Le Front national avait contesté toute responsabilité.