01/04/2018 16h:21 CET | Actualisé 01/04/2018 16h:21 CET

HCP: L'éducation et la santé ne contribuent plus à la croissance

Et la demande intérieure et en nette ralentissement.

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RAPPORT - Les services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale n’ont presque pas contribué à l’amélioration de l’économie nationale. C’est ce que révèlent les chiffres du Haut-Commissariat au Plan (HCP) qui vient de dévoiler les comptes nationaux pour le dernier trimestre de 2017.

La contribution des hôtels et restaurants commence à s’essouffler

Ainsi, la valeur ajoutée de ces services n’a augmenté que de 0,3% durant les 3 derniers mois de l’année précédente contre une croissance de 2,1% durant la même période de 2016. Les écoles et les hôpitaux sont les seuls boulets que traîne le secteur tertiaire qui a, quand même, réussi à dégager une valeur ajoutée en augmentation de 3,1% au lieu de 2,8%, aidé par ses autres composantes ayant réalisé des croissances positives, plus ou moins fortes, par rapport aux niveaux de la même période de l’année 2016.

C’est le cas du transport, par exemple, dont la contribution a augmenté de 6,6% contre 3,4% ou des services rendus aux ménages et aux entreprises qui se sont appréciés de 4,1% contre 3,3%, toujours selon les données du HCP. Même les services rendus par l’administration publique générale et la sécurité sociale ont enregistré une performance en passant de 0,8% à 1,4%. Les services d’hébergement et de restauration ainsi que les postes et télécommunications ont connu, toutefois, un léger ralentissement passant respectivement de 9,6% et 3,1% au 4e trimestre 2016 à 9% et 2,9% durant la même période de 2017.

L'industrie performante

Côté industrie, le secteur profite de la dynamique du plan d’accélération industrielle et affiche une progression de croissance de l’ordre de 3,9% au lieu de 2,2% enregistrée le même trimestre de l’année écoulée. Cette situation résulte essentiellement de l’amélioration des valeurs ajoutées de l’industrie d’extraction (16,8% contre 3,7%) et de l’électricité et de l’eau (6,5% contre 4,5%). Les industries de transformation et le BTP réalisent, quant à eux, une légère embellie de respectivement 50 et 20 points de base.

Au total, la valeur ajoutée des activités non agricoles a connu une hausse de 3,2% au lieu de 2,6% affichée au 4e trimestre de l’année 2016. Dans ces conditions, et tenant compte du ralentissement de l’accroissement des impôts sur les produits nets des subventions à 2,5% au lieu de 5,2%, le département de Lahlimi déclare un Produit intérieur brut (PIB) en volume en augmentation de 4,1% durant le 4e trimestre 2017 au lieu de 1% une année auparavant.

La demande intérieure est en net ralentissement

Le HCP rappelle, en ce sens, que cette croissance est soutenue par les échanges extérieurs et la consommation finale, même si cette dernière commence à connaitre un ralentissement. La demande intérieure s’est ainsi tassée et n’a progressé que d’un timide 1,6% contre 6,1% au 4e trimestre de 2016, contribuant ainsi pour à peine 1,8 point à la croissance économique nationale au lieu de 6,5 points.

À noter que les exportations de biens et de services ont affiché une hausse de 11,9% durant le 4 trimestre 2017 au lieu de 7,4% une année auparavant, alors que les importations ont connu un net ralentissement à 4,2% au lieu de 19%.

 

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