MAROC
23/03/2018 13h:23 CET

Harcèlement sexuel: un fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères suspendu

En parallèle à l’enquête judiciaire, le ministère mène aussi la sienne d’une manière interne.

MAP

HARCÈLEMENT - L’affaire risque de faire couler beaucoup d’encre. Il s’agit d’une plainte que la veuve d’un diplomate marocain a déposé en février dernier à Rabat. Elle y accuse le chef de service de sécurité du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale (MAECI), qui est également responsable à la tête de l’association des œuvres sociales des fonctionnaires de ce département, de harcèlement sexuel. La veuve aurait été victime d’un chantage alors qu’elle se déplaçait au ministère pour solliciter les indemnités liées au décès de son mari, tué dans un pays africain.

“Depuis le dépôt de cette plainte, le fonctionnaire en question a été suspendu. Il n’assure plus aucune responsabilité au ministère, mais ne perd pas son statut de fonctionnaire, pour le moment”, confie au HuffPost Maroc une source sûre au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Et de préciser que l’affaire fait l’objet d’un suivi auprès de ce département. 

En parallèle à l’enquête judiciaire, le ministère mène aussi la sienne d’une manière interne. Il est question de vérifier, de son côté, les faits qui sont reprochés au fonctionnaire. “Si les accusations se confirment par un verdict de la justice, le concerné fera également l’objet de sanctions administratives, conformément aux dispositions de la fonction publique”, prévient notre source.

Si l’accusé, pour l’instant, reste fonctionnaire sans “fonction”, il risque d’être radié totalement de la fonction publique au cas où sa culpabilité est reconnue par la justice.

L’enquête judiciaire ouverte sur instruction du procureur du roi près le tribunal de première instance de Rabat est en cours. D’après le site d’information Al Aoual, la police a dressé le procès-verbal de la plaignante, tandis que l’accusé ne se s’est pas présenté malgré deux convocations. Ce dernier risque, dans le cas où il ne se présente pas à la police, d’y être amené par la force.

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