MAROC
22/12/2014 08h:06 CET | Actualisé 22/12/2014 11h:54 CET

Rabat: Manifestation contre la marginalisation des handicapés mentaux (PHOTOS)

UNAHM
Rabat: Manifestation contre la marginalisation des handicapés mentaux

HANDICAP MENTAL - Plusieurs centaines de personnes, représentant 80 associations marocaines, ont manifesté dimanche devant le Parlement à Rabat pour dénoncer la "marginalisation" de 347.000 citoyens atteints de déficit mental. "Tous concernés", "Pour le droit à la scolarité et à la santé", ont brandi les manifestants, dont de nombreux enfants atteints de déficit mental.

Le pays compte "plus de 347.000 personnes souffrant d'un handicap mental" soit 23% sur le total des 1,5 millions de handicapés que compte le royaume, a déclaré à l'AFP Sabah Zemmama, présidente de l'Union nationale des associations oeuvrant dans le domaine du handicap mental (Unahm).

Une prise en charge qui coûte cher

"Seules 10.000 de ces personnes" sont prises en charge, a regretté Mme Zemmama, soulignant que la moitié d'entre elles sont accueillies par des associations réclamant plus d'aides pour fournir les prestations de "soins, d'éducation et de formation" aux enfants en priorité. “Cinq centres d'accueil pour handicapés ont fermé cette année faute de moyens financiers. Cinq autres risquent de mettre la clé sous la porte en 2015" confie-t-elle au HuffPost Maroc.

Cette prise en charge coûte cher, entre "3.000 et 4.000 dirhams" par mois, selon la même source. Le ministère de la Solidarité, conduit par l'islamiste et ancienne militante associative Bassima Hakkaoui, a salué dans un communiqué le "rôle actif" et les "efforts" de ces associations.

Le ministère augmente ses aides

Le texte affirme que les aides destinées aux ONG oeuvrant pour la scolarisation des enfants souffrant de ce handicap représentaient déjà "37% du montant global de subventions destinées à la société civile". "Ces aides ont même augmenté de 47% entre 2008 et 2014", a ajouté à l'AFP une source au ministère de la solidarité.

Les associations ne décolèrent pas pour autant, réclamant un "dialogue avec l'Etat" et "la mise en oeuvre de la Constitution" qui garantit le "droit à la santé", a dit à l'AFP le président des parents et amis des enfants déficients mentaux, Ali Redouane. "Nous comptons organiser d’autres sit-in et des grèves dans les centres pour nous faire entendre", déclare au HuffPost Maroc Sabah Zemmama.

LIRE AUSSI:Vers une autre forme de solidarité autour du handicap mental au Maroc (BLOG par Sabah Zemmama)

Retrouvez les articles du HuffPost Maroc sur notre page Facebook.