MAROC
21/02/2019 18h:13 CET | Actualisé 21/02/2019 18h:40 CET

Avec "Ma Nensak", Hamza El Fadly, explore le chant gospel en Darija

Un mélange des genres surprenant pour chanter l'Amour au-delà des frontières.

Capture d'écran

CULTURE - Darbouka, luth, piano.... et gospel en darija. Voilà le joyeux mélange artistique que propose le chanteur marocain Hamza El Fadly pour son nouveau titre “Ma Nensak” (Je ne t’oublie pas), dévoilé ce jeudi 21 février. Avec un clip à la symbolique forte, l’artiste allie sonorités Andalouses, Soul et Rythm & Blues pour chanter l’amour.

Tourné au cœur de la galerie “Comptoir des Mines” de Marrakech, au moment où elle abritait l’exposition “Mare Nostrum”, qui réunit des oeuvres de 7 artistes marocains dont Mahi Binebine, Mariam Abouzid Souali, Mustapha Akrim ou encore Simohammed Fettaka pour parler d’Afrique et d’immigration, le clip de “Ma Nensak” se lit sous différents niveaux d’interprétation. Si certains n’y voient qu’une chanson d’amour réussie, d’autres l’interprètent comme une ode à l’Afrique. Hamza El Fadly, lui, se garde bien de toute analyse, et préfère laisser à chacun la liberté d’interpréter comme il le souhaite sa chanson. 

Élu meilleur artiste masculin en Afrique du nord, lors de la 5ème édition des All Africa music awards (AFRIMA), qui se déroulait en novembre dernier à Accra, Hamza El Fadly continue d’explorer ses racines africaines en chanson.

“Il s’agit d’un titre que j’ai composé, il y a plus de 2 ans. J’avais envie de chanter avec une troupe gospel, mais c’est resté au stade de projet. Cela s’est concrétisé peu après mon retour du Ghana. Une fois au Maroc, j’avais fait la connaissance d’un batteur qui était également leader d’une troupe gospel à Marrakech, Gospel Jass. Ils étaient majoritairement d’origine subsaharienne et chantaient à l’église ou dans différents événements”, se souvient Hamza.

Capture d'écran

“Ça n’a pas été facile de faire chanter la troupe gospel en darija. J’ai dû leur écrire le texte en phonétique, mais c’est justement cette touche qui fait la beauté de la chanson au final. Ils ont été formidables”, nous explique le jeune chanteur qui a tenu à saluer le travail de son réalisateur Walid Ayoub, qui a également réalisé “Ya Mraya” et qui a réussi à trouver le cadre idéal pour la chanson.

Fruit d’un brassage entre différentes cultures, “Ma Nensak” est un projet qui se veut africain avant tout et qui trouve ses racines dans les différentes courants musicaux qui ont bercé l’artiste depuis son plus jeune âge, de la Pop au Gharnati en passant par le Jazz et la Soul music.