TUNISIE
07/04/2019 17h:38 CET | Actualisé 08/04/2019 13h:43 CET

Haltérophilie: Nouha Landoulsi, l’haltérophile tunisienne qui a soulevé 97 kg à l’arraché et battu le record du monde !

Objectif Tokyo 2020.

VCG via Getty Images

A 20 ans, après avoir battu le record du monde en soulevant 97kg à l’arraché, l’haltérophile Nouha Landoulsi se prépare désormais pour les JO de Tokyo en 2020.

Il y a des exploits qui sont souvent passés sous silence, à l’image de celui de la jeune haltérophile tunisienne, Nouha Landoulsi, qui a soulevé 97kg à l’arraché (snatch), un record du monde dans sa catégorie (55kg), orchestré lors des derniers championnats du monde de 2018 organisés à Achkhabad (Turkménistan) et terminant par la même occasion au 5ème rang de la compétition, suite à l’exclusion de la Roumanie et de la Thailande pour dopage.

Une prouesse pour Nouha, qui participe pour la première fois à une compétition dans la nouvelle catégorie des 55kg remplaçant celle des 53kg, qui vient tout juste d’être approuvée par l’IWF.

Objectif Tokyo 2020

L’haltérophile se prépare actuellement pour la prochaine étape, et pas n’importe laquelle : celle des Jeux Olympiques de 2020, qui se dérouleront à Tokyo. Forte de son dernier record, Nouha compte bien mettre toutes les chances de son côté : “A Tachkent, c’était la première fois que je participais à une compétition dans la catégorie des 55kg. Désormais, je dois rester concentrée et me préparer au mieux pour les compétitions internationales, et plus particulièrement pour Tokyo en 2020”. 

Native de 1998, Nouha Landoulsi collectionne les titres, aux Jeux Olympiques de la jeunesse d’été de 2014, elle remporte la médaille de bronze dans la catégorie des moins de 53 kg.

Au niveau continental, elle est trois fois championne d’Afrique (2013, 2016 et 2017) dans la catégorie des moins de 53 kg. Elle a également décroché l’argent aux championnats arabes 2015 et aux Jeux Méditerranéens de 2018 à Tarragone (à l’arraché). A son actif également, une médaille d’argent et une médaille de bronze remportées lors des championnats du monde juniors d’haltérophilie organisés à Tachkent (Ouzbékistan) en juillet 2018.   

L’haltérophilie, tout comme bon nombre de sports individuels, est fortement touchée par le manque de moyens financiers.

Dans une interview parue dans la presse, le président de la Fédération tunisienne d’haltérophilie, Mustapha Chaouachi, avait souligné ce manque de moyens et de médiatisation d’une discipline souvent sous-estimée et peu financée, souffrant de carences budgétaires :

“De nos jours, les sports individuels en Tunisie souffrent d’un énorme manque de moyens financiers et logistiques ainsi que d’un déficit budgétaire alarmant au sein des instances fédérales. Cela prouve qu’avec une telle situation, on ne peut pas changer la donne et occuper une place sur le petit écran”, avait-il affirmé au journal La Presse.

Un problème budgétaire qui n’est pas isolé et qui concerne bon nombre de sports individuels, alors que les résultats sportifs sont souvent plus qu’honorables.

En effet, paradoxalement, malgré ce manque de moyens, les sportifs tunisiens excellent dans les sports individuels, à l’image de la lutteuse Marwa Amri qui a remporté son 10ème titre africain la semaine dernière. Des records qui relancent le débat sur la nécessaire visibilité des sports individuels, malheureusement encore mis de côté et passés sous silence. 

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