TUNISIE
28/06/2016 05h:55 CET

Après Karoui, Boujemaâ Rmili attaque Hafedh Caïd Essebsi

FETHI BELAID/AFP/Getty Images
Hafedh Caid Essebsi, Vice-President of Tunisia's ruling Nidaa Tounes party and son of the Tunisian President Beji Essebsi, arrives for a meeting for the Executive Bureau of the party on November 12, 2015 in Tunis, to try to solve the problems that the party has experienced in recent months. The secularist Nidaa Tounes, elected to power last year in a vote hailed as a democratic victory after Tunisia's Arab Spring revolt, has been riven by months of infighting and 31 lawmakers from the party resigned from their parliamentary bloc on November 9, deepening a row over party succession. AFP PHOTO / FETHI BELAID (Photo credit should read FETHI BELAID/AFP/Getty Images)

Invité de la radio Kelma FM, l’ancien directeur exécutif du mouvement de Nidaa Tounes, Boujemaâ Rmili, a déclaré que si l’on souhaite sauver le mouvement, il faudrait commencer par en éloigner le fils du président de la République, Hafedh Caïd Essebsi.

Rmili estime que le concerné ne dispose ni de l’expérience ni des capacités politiques nécessaires pour diriger le premier parti en Tunisie.

Ceci ne représente pas la première attaque que subit Hafedh Caïd Essebsi.

En début de semaine dernière, le dirigeant du mouvement de Nidaa Tounes, Nabil Karoui, s’était attaqué au fils du chef de l’État en l’accusant d’accaparer toutes les fonctions au sein du parti et de tout le pouvoir au niveau des mécanismes de l’État.

Karoui avait même posé la problématique de l’éthique quant au fait que Hafedh Caïd Essebsi participe aux concertations qui sont menées par son propre père.

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Dans une dépêche relayée par le journal Maghreb Street, on apprend que le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, Houcine Abassi, a eu un clash avec Hafedh Caïd Essebsi quand ce dernier a voulu répondre à Abassi à titre personnel.

Le secrétaire-général de la centrale syndicale l’aurait rappelé à l’ordre en lui indiquant que les concertations sont en train d’être menées afin de sauver le pays et non pas pour sauver Nidaa Tounes.

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Bien avant cela, et au lendemain des élections législatives et de la Présidentielle de 2014, l’entrée en force de Hafedh Caïd Essebsi dans la direction du mouvement de Nidaa Tounes a valu à ce dernier un clivage historique; suite à la main basse faite par HCE (qui a invalidé la légitimité du bureau politique du Nidaa), le camp de Mohsen Marzouk a fini par quitter le mouvement.

En janvier 2016, Caïd Essebsi junior avait continué dans son élan avec le controversé Congrès de Sousse qui a achevé l’unité du Nidaa et créé des scissions dans le parti.

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