MAROC
28/04/2018 11h:56 CET

Greenpeace organise une fresque humaine géante à Casablanca pour promouvoir l'énergie solaire

Une photo aérienne sera prise par un drone pour conclure cet événement d'envergure.

Greenpeace

ENVIRONNEMENT - Le mouvement “Break Free” (“libérons-nous”) s’invite au Maroc. Greenpeace organise, dimanche 29 avril sur le parking de la Foire internationale de Casablanca, une gigantesque fresque humaine pour promouvoir l’énergie solaire et combattre les combustibles fossiles.

De 8 heures à 11 heures, les Marocains sont invités par l’ONG de protection de l’environnement à se joindre au mouvement, si possible revêtus d’un t-shirt ou d’un accessoire de couleur jaune, pour former un immense soleil humain. Une photo aérienne sera prise par un drone pour conclure cet événement d’envergure organisé un peu partout à travers le monde.

Des banderoles de 60 mètres écrites en arabe, amazigh et anglais seront déployées par les participants, sur lesquelles sera inscrite la phrase “Break Free - Allons vers le soleil”, indique au HuffPost Maroc Julien Jreissati, chargé de campagne chez Greenpeace. Chaque participant recevra un papier jaune ou un papier d’aluminium pour refléter les rayons du soleil - si la météo est au beau fixe.

Après l’Inde, la Russie, la Grèce, l’Italie, la Turquie, la Suède, la Suisse et d’autres pays, Greenpeace a choisi le Maroc “car c’est un leader dans la région et dans le monde en la matière”, souligne le militant. “Cet événement est un appel lancé au monde entier à quitter l’ère des combustibles fossiles pour aller vers les énergies renouvelables”, explique-t-il. 

Accélérer la transition énergétique

“Nous avons vu lors de la COP22 à Marrakech en 2016 la détermination et l’enthousiasme des Marocains en faveur des énergies renouvelable. Nous souhaitons ainsi montrer qu’un pays ayant des moyens limités a de l’ambition, et pousser les autres pays, y compris les plus riches, à accélérer la transition vers le solaire”, souligne-t-il.

Ce n’est pas un hasard si la capitale économique du royaume a été choisie par Greenpeace pour accueillir cet événement. “Une grande métropole est idéale pour mobiliser des gens. Le forum des étudiants organisé le même jour permettra aussi de rassembler un maximum de personnes”, relève Julien Jreissati. La mosquée Hassan II, symbole de la ville blanche qui figurera sur la photo, est également reconnaissable dans le monde entier.

Cette action n’est pas la première organisée par Greenpeace au Maroc. Lors de la COP22, l’ONG internationale avait ramené le “Rainbow Warrior”, son emblématique bateau, à Tanger et Casablanca afin de promouvoir également l’énergie solaire.

“Aujourd’hui, on est en train de diriger, auprès de nos volontaires au Maroc et de citoyens, une formation à la mobilisation et à l’engagement, baptisée ‘Agir avec Greenpeace’”, indique encore Julien Jreissati.

Car si le Maroc est souvent érigé en exemple en matière de développement de l’énergie solaire, notamment depuis l’inauguration, en février 2016, de la première centrale solaire Noor près de Ouarzazate, le royaume doit encore fournir de nombreux efforts pour assurer sa transition énergétique.

“Au niveau macro, le Maroc a de grandes ambitions et déploie des efforts considérables, mais au niveau micro, il reste beaucoup de défis. Le Maroc est en retard et doit faire des efforts au niveau institutionnel, légal et financier, pour faciliter l’accès à la moyenne tension et à l’investissement dans le solaire”, note le militant. “Les Marocains ont besoin de supports financiers, comme des prêts bancaires ‘verts’, pour accélérer la transition énergétique à tous les niveaux”.