MAROC
14/11/2018 16h:11 CET

Greenpeace ne veut plus d'Oreo "au goût de déforestation"

Les fournisseurs du groupe agroalimentaire Mondelēz, l'un des plus gros acheteurs d'huile de palme, ont décimé près de 70.000 hectares de forêts tropicales.

© ULET IFANSASTI / GREENPEACE

ENVIRONNEMENT - Les Oreo sont-ils aussi riches en conséquences environnementales qu’en calories? Mardi 13 novembre, Greenpeace a lancé une campagne coup de poing à l’encontre du groupe agroalimentaire Mondelēz, qu’elle accuse de continuer de participer à la déforestation malgré ses engagements de production responsable. L’ONG espère sensibiliser les consommateurs à la protection des forêts tropicales.

Selon un communiqué officiel relayé par Greenpeace, le géant américain Mondelēz - propriétaire de la célèbre marque Oreo - commerce avec 22 des 25 fournisseurs d’huile de palme épinglés pour leurs pratiques en Asie du Sud-Est, laissant “un goût de déforestation” aux biscuits. Une analyse cartographique révèle qu’en seulement deux ans, ces derniers ont décimé près de 70.000 hectares de forêts indonésiennes, dont 25.000 hectares abritant des orangs-outans. Une espèce au bord de l’extinction.

© ULET IFANSASTI / GREENPEACE
Les orangs-outans sont les premières victimes de la déforestation.
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Feux de forêts observés dans la province de Riau, sur l'île de Sumatra, en Indonésie. Ces derniers ont été favorisés par la déforestation et ont entraîné une pollution record de l'air à Singapour et en Malaisie en 2013.

Un comportement d’autant plus problématique que Mondelēz s’est engagé il y a presque dix ans à ne s’approvisionner qu’en huile de palme durable d’ici à 2020. À un an de l’échéance, la multinationale demeure bien loin de ses engagements et des efforts nécessaires pour lutter contre le réchauffement climatique.

Au-delà des questions environnementales, Greenpeace rapporte que certains des fournisseurs du groupe sont également accusés de faire travailler des enfants, d’exploiter leurs employés, de provoquer des feux de forêts et de s’accaparer des terres.

Cet article a initialement été publié sur le HuffPost France.